rivière
Maître Poète
L’air suspend
L’air suspend son haleine
dans les bocages
qui luisent
dans le silence des futaies.
Sous
les portiques des étangs,
s’épanchent
les roseaux aux longs cils d’émeraude.
Les toits rongés de mousses
s’élancent
à l’assaut du printemps
qui se mire dans le vitrail de clarté.
Les folioles languissent sur les coteaux,
et dans les laies,
par-delà les bruines,
dans le mystère des genêts.
Parmi
les abimes des chênaies,
un angélus carillonne
l’écho d’une sérénité.
Le Loir luit dans le murmure du crépuscule
et recueille
le piaulement des oiseaux
qui égrènent la flamme de notre amour.
Ô ma mie,
toi qui susurres la paix des nuées,
et la chanson de quiétude,
accepte cette humble odelette.
Viens mon aimée, ma douce,
exilons-nous dans les prés,
et les sentes,
dans la splendeur des sources et le surplis des soleils !
Sophie Rivière
L’air suspend son haleine
dans les bocages
qui luisent
dans le silence des futaies.
Sous
les portiques des étangs,
s’épanchent
les roseaux aux longs cils d’émeraude.
Les toits rongés de mousses
s’élancent
à l’assaut du printemps
qui se mire dans le vitrail de clarté.
Les folioles languissent sur les coteaux,
et dans les laies,
par-delà les bruines,
dans le mystère des genêts.
Parmi
les abimes des chênaies,
un angélus carillonne
l’écho d’une sérénité.
Le Loir luit dans le murmure du crépuscule
et recueille
le piaulement des oiseaux
qui égrènent la flamme de notre amour.
Ô ma mie,
toi qui susurres la paix des nuées,
et la chanson de quiétude,
accepte cette humble odelette.
Viens mon aimée, ma douce,
exilons-nous dans les prés,
et les sentes,
dans la splendeur des sources et le surplis des soleils !
Sophie Rivière
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