Lafitte
Maître Poète
L'affabulation
Si tu laisses planer le doute, je le regrette.
Feindre la vérité au-dessus de ta tête.
Le moindre de tes gestes en sera insolent.
Et puis tes inventions, te rendront indolent.
Pense au déshonneur qui salira ta gloire.
Le "Mercure François", t'en mettra plein la poire.
Même si tu dors, dans un profond sommeil.
Tu sursauteras bien haut, quand teinte le réveil.
Orphée aura beau faire, te prendre dans ses bras.
Tu pourras vérifier, comment tomber si bas.
Comme un pleutre banni, se tourne dans son lit.
Change de position ou bien fait la toupie.
Ton organisme sait, te donne des remords.
Il te le dit tout bas, t'as cassé le ressort.
S'avilir, se complaire dans le vilain mensonge.
Ce n'est pas très joli, et tout cela te ronge.
Mon copain entend moi, remet pas le couvert.
Tu peux venir me voir, tu sais, je reste ouvert.
Aller oublie tout ça, laisse les politiques.
T'emmener sur la lune, peut-être en Jamaïque.
Laisse ces bonimenteurs, qui en font leur métier.
Redeviens droit, honnête, mais surtout reste entier.
Je n'ai pas d'intérêt, te le dis à l'oreille.
Je suis ici pour toi et je te le conseille.
Le moment est venu de combler tes absences.
Ton ami, ton frère, ta bouée, ta conscience.
