chahuant
Maître Poète
L'adieu au champ
Il me suffirait d'un petit coin de terre
Je vous jure que j'en rêve du haut de mon HLM
Y pousseraient mes fleurs, belles comme l'arc en ciel
Des parfums s'en émanent pour attirer l'abeille.
Hier encore, étaient tout près de mon HLM
Des blonds champs de blé, un reste de prairie
Où paissaient calmement de jolies vaches blanches
Aujourd'hui, il ne reste plus rien, seuls quelques corbeaux.
Arrivent déjà promoteurs vils rapaces aux longs doigts.
Qui ramènent leurs grains pour faire pousser des toits.
Se donnent bonne conscience, mais qui peut bien les croire ?
Quand leur seul dessein c'est d'en mettre plein leurs fouilles.
S'en est fini du pré aux boutons d'or
Plus de jolis veaux jouant à "Qui m'attrape"
Pour eux la vie s'est terminée au fond d'une trappe.
Abreuvoirs, mangeoires et blocs de sel ont été retirés.
Je ne flânerai plus dans les ornières du champ.
J'aimais tant ses printemps qui y naissaient
Redevenais fillette, cueillant la marguerite
Accrochée au passage d'une ronce d'aubépine sauvage .
J'ai gardé les odeurs de moissons parfumées
De grasses bouses de vaches le meilleur des fumiers.
Sur ce champs bientôt abandonné
Y naissaient les saisons et les amours d'oiseaux.
Des migrateurs passaient pour un repos parfois.
Court instant magique car vite ils repartaient
Au moindre cri suspect d'une buse ou d'un chien,
Effarouchant par leur envol l'alouette nichée dans un sillon.
J'attends un bout de terre, mais NON ! pas le dernier.
Pour moi il n'y en aura pas.
Soucieuse d'épargner ce qu'il reste d'encore vert
C'est dans une volute de fumée que je survolerai les champs.
Pour l'instant je conserve mon rêve d'un petit coin de terre
Car croyez moi, je crève du haut de mon HLM.
Ce qui reste de la Brie sera tué par le grand Paris.
Après Mikey, le bonnet bleu des Schtroumfs, la moustache d'Astérix
Nous restera t-il encore une once de prairie ?
................ demande le papillon à la fleur qui pleure .
Je vous jure que j'en rêve du haut de mon HLM
Y pousseraient mes fleurs, belles comme l'arc en ciel
Des parfums s'en émanent pour attirer l'abeille.
Hier encore, étaient tout près de mon HLM
Des blonds champs de blé, un reste de prairie
Où paissaient calmement de jolies vaches blanches
Aujourd'hui, il ne reste plus rien, seuls quelques corbeaux.
Arrivent déjà promoteurs vils rapaces aux longs doigts.
Qui ramènent leurs grains pour faire pousser des toits.
Se donnent bonne conscience, mais qui peut bien les croire ?
Quand leur seul dessein c'est d'en mettre plein leurs fouilles.
S'en est fini du pré aux boutons d'or
Plus de jolis veaux jouant à "Qui m'attrape"
Pour eux la vie s'est terminée au fond d'une trappe.
Abreuvoirs, mangeoires et blocs de sel ont été retirés.
Je ne flânerai plus dans les ornières du champ.
J'aimais tant ses printemps qui y naissaient
Redevenais fillette, cueillant la marguerite
Accrochée au passage d'une ronce d'aubépine sauvage .
J'ai gardé les odeurs de moissons parfumées
De grasses bouses de vaches le meilleur des fumiers.
Sur ce champs bientôt abandonné
Y naissaient les saisons et les amours d'oiseaux.
Des migrateurs passaient pour un repos parfois.
Court instant magique car vite ils repartaient
Au moindre cri suspect d'une buse ou d'un chien,
Effarouchant par leur envol l'alouette nichée dans un sillon.
J'attends un bout de terre, mais NON ! pas le dernier.
Pour moi il n'y en aura pas.
Soucieuse d'épargner ce qu'il reste d'encore vert
C'est dans une volute de fumée que je survolerai les champs.
Pour l'instant je conserve mon rêve d'un petit coin de terre
Car croyez moi, je crève du haut de mon HLM.
Ce qui reste de la Brie sera tué par le grand Paris.
Après Mikey, le bonnet bleu des Schtroumfs, la moustache d'Astérix
Nous restera t-il encore une once de prairie ?
................ demande le papillon à la fleur qui pleure .
Pièces jointes
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