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L'accusée qui ne voulait plus vivre

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Paprikal
  • Date de début Date de début

Paprikal

Nouveau poète
Dans la salle du tribunal, un silence s'entend. Un silence, lourd de sens, car l'on décide la sentence.Tremblements et incertitudes règnent en roi dans ce endroit inquiétant.

D'un côté se trouve l'accusée, main moite et sueur au front, qui attends péniblement l'annonce de sa punition.
De l'autre, où siègent le juge, le jury et les témoins, la discussion bats son plein et les opinions diffèrents.

Plusieurs minutes s'écoulent ainsi, puis le juge fait signe de se taire. Il est maintenant temps de prononcer la terrible vérité, car nul n'ignore que l'accusée risque l'emprisonnement... ou la pendaison.
Dans la salle, plus un son. Tous attendent le juge. Le juge clame...43 ans de prison.
43 ans de prison! L'audiance retient son souffle pour voir la réaction, la réaction de la malheureuse. L'ambiance est pesante. La coupable ne sait si elle devrait être terrifié ou soulagée....

43 ans!
516 mois!
15 705 jours!
22 615 796 minutes!

43 ans à passer en quatre murs gris, 43 ans à ne plus voir le soleil,43 ans à penser à ses enfants et son mari, 43 ans à attendre sa libération, 43 ans à espèrer un miracle ou une quelconque apparition... Non, non, tout mais pas ça!

Dans l'excitation du moment, et sans y réfléchir un instant, elle décide de prendre la fuite. Sautant par dessus le cordon blanc, prenant ses jambes à son cour, elle court jusqu'au bout de la pièce et sort par la sortie de secours. Aussitôt les gardes s'élancent et les chiens aboient, mais n ne la rattrape pas.
On organise donc une battue, rapartiant tout les soldats du continents, armes au poing, lampes à la main, mais on ne la retrouve pas non plus.
On informe les habitants, alerte le gouvernement. Dans tout le pays, on ne parle que de ça. On clame qu'on veut l'avoir en vie, et que lorsqu'on l'attrapera, on le jugera pour de bon, et cette fois, elle n'échappera pas à la pendaison!
Trois mois ont passé, pas de nouvelles de la condamnée. Un matin, un brave pêcheur, la débusquer dans son terrain. Allongée sur la plague, du sable dans le visage, elle ne respirais pas depuis déja plus d'un mois.

Elle savait bien qu'elle allait être trouvée, mais elle s'était jurée de ne plus jamais, jamais durant sa vie,revivre ça... De ne plus jamais se retrouver face au jury, de ne plus jamais connaitre l'angoisse du tribunal et l'attente infernale...Non, non, tout mais pas ça!
Et le seul moyen qu'elle avait trouvé, un décision pleine de responsabilité, que même les remords et la peur de la mort ne pouvait changer, ce moyen de ne plus vivre l'enfer, c'était de quitter la terre...
 
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