Nobelia
Nouveau poète
Mon cœur bat.
Assourdissant,
Enervant et puissant,
Il bat depuis que j’ai entendu la voix.
Je me croyais encore morte ce matin
Toujours couverte de chagrin.
D’un geste rapide je repousse mes cheveux,
Pour y voir, il vaut bien mieux.
Je repense aux rendez vous annulés,
Chez le coiffeur, la manucure,
Y’avait vraiment pas de quoi les payer,
Puisque de moi tu n’en avais plus cure.
Mon regard croise la voix,
D’un geste vif, je cache mes doigts.
La voix sourit, je me retourne, Bon sang !
Y’a que le mur, c’est bien à moi !
Mes lèvres et mes oreilles se rejoignant,
Je suppose un rictus de bon aloi.
Putain de rimmel que j’ai pas trouvé,
… Ou plutôt que je n’ai pas cherché.
Il aura eu l’avantage de me voir identique au réveil,
Pyjama en moins, c’est tout pareil.
La voix et moi nous sommes mariés,
Par une chaude après midi d’été.
Elle me parle encore de ce jour là,
Le jour ou ne trouvant pas mes collants, j’avais mis des bas…
Assourdissant,
Enervant et puissant,
Il bat depuis que j’ai entendu la voix.
Je me croyais encore morte ce matin
Toujours couverte de chagrin.
D’un geste rapide je repousse mes cheveux,
Pour y voir, il vaut bien mieux.
Je repense aux rendez vous annulés,
Chez le coiffeur, la manucure,
Y’avait vraiment pas de quoi les payer,
Puisque de moi tu n’en avais plus cure.
Mon regard croise la voix,
D’un geste vif, je cache mes doigts.
La voix sourit, je me retourne, Bon sang !
Y’a que le mur, c’est bien à moi !
Mes lèvres et mes oreilles se rejoignant,
Je suppose un rictus de bon aloi.
Putain de rimmel que j’ai pas trouvé,
… Ou plutôt que je n’ai pas cherché.
Il aura eu l’avantage de me voir identique au réveil,
Pyjama en moins, c’est tout pareil.
La voix et moi nous sommes mariés,
Par une chaude après midi d’été.
Elle me parle encore de ce jour là,
Le jour ou ne trouvant pas mes collants, j’avais mis des bas…