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La visite !

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion lilasys
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lilasys

Maître Poète
La visite !

J'observe en silence la pâleur de son visage,
Les traits tirés par de longues heures de travail,
Elle sourit pour camoufler tout ombrage,
Entre des gestes choisis en souffle d'éventail,

Mais j'analyse le timbre de sa voix nerveuse,
Allocution saccadée par des maux de trop,
Elle me joue la comédie des plus rieuses
Mais à travers son regard, je vois des flots,

On peut tout cacher à la terre entière,
Ces pièces de théâtre au tomber de rideau,
Mais quand tu fixes les yeux de ta mère!
Tout passe d'un cœur à cœur sans mot;

Et dans tes bras, je sais, je me tais, je pense,
Mon devoir est de ne rajouter de brouillard,
Ces recommandations en mode errances,
Qui emploient des larmes et des mouchoirs,

Ma fille, le ciel séquestre parfois les peines,
Il donne des leçons de vie sur le chemin,
Respire, ta maman n'est juge de tes chaînes,
Sans te le dire ma vie est silence et chagrins

Les jours, les nuits ne sont pas tranquilles,
C'est la douleur de tous ces mots épuisés,
Ils se perdent et rampent en anguille,
Sur les eaux troubles de mon psyché,

Ce métier de génitrice au delà de l'imaginaire,
Il n'y a point d'heures ennuyeuses et repos,
Ma position en fusil fait naître des guerres,
Ces gens ne savent rien de tout tes fardeaux

Il est temps pour moi de tirer ma révérence,
Arômes de mes désirs, orchestre de vœux,
Chaque soir ma prière souffle des doléances,
Pardonne moi mon cœur si je prie les cieux .


LILASYS

 
Ma visite.

La verve du silence, du râleur qu’il envisage,

D’un trait tiré sur tes longues heures de travail,
Il détruit pour rajouter de vils ombrages,
Entre tes restes choisis, il souffle en éventail.

...

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Il est temps pour eux de tirer leur révérence,
Atomes de déplaisirs, orchestres des gueux,
Chaque jour, la chanson de ses cons en doléance,
Part, donnes toi l’honneur de ne pas t’occuper d’eux.
 
Ma visite.

La verve du silence, du râleur qu’il envisage,
D’un trait tiré sur tes longues heures de travail,
Il détruit pour rajouter de vils ombrages,
Entre tes restes choisis, il souffle en éventail.

Mais l'analyse du timbre est une voix nerveuse,
Allo, caution brocardée pour mes mots en trop,
Je déjoue les tragédies des plus pieuses,
Mais au revers de leurs regards, je revois des idiots.


Je veux tout cracher de cette terre amère,
Je rapièce les lieux du théâtre quand tombe le rideau,
Et vise un préfixe pour les vieux qui espèrent,
Tout se passe d'une peur au cœur des maux.

Et dans mes draps, je fais et défais, enfin, je pense,
Mon savoir est de débouter les brouillards,
Ces contradictions pour des codes en errances,
Qui emploient des armes pour des faux devoirs.

Mon fils, le miel sucre parfois les peines,
Il fait ses devoirs sur l’envie de petits pains,
Aspire pour maman a lui adjuger sa veine,
Sans le dire sa vie est pour une chance d’entrain.

De l’aube au crépuscule plus tranquilles,
C'est la couleur de tous ces maux éclipsés,
Ils se perdent et décampent en beau style,
Sur les eaux calmes en rebonds sensés.

Sacerdoce de mère n’est point imaginaire,
Il y a loin des pleurs, soucieuse des fardeaux,
L’opposition au travail ne se fait plus guère,
Les braves gens savent bien que tout n’est que propos.

Il est temps pour eux de tirer leur révérence,
Atomes de déplaisirs, orchestres des gueux,
Chaque jour, la chanson de ses cons en doléance,
Part, donnes toi l’honneur de ne pas t’occuper d’eux.
 
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