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La vieillesse qui tue

fée de blé

Maître Poète
J’insère la clé dans la serrure,
J’ouvre la porte,
Pas âme qui vive,
Que le silence et moi
Et l’écho de mes pensées.

J’ouvre les rideaux
Je regarde les passants
C’est mon seul désennui.
Les photos sur le mur
Me rappellent un passé florissant
C’était un temps heureux
Que la vieillesse a englouti

Il est tard
Je devrais me mettre au lit
Moi et ma solitude à côté.
Mais ce soir je m’offre un ami
Je choisis Musset
Pour me tenir compagnie.

J’ai déjà eu une vie bien remplie
Maintenant, je suis vieux.
Le vide parade sous mes yeux.
Je n’ai plus la force de courir
Loin de lui, loin de moi.

Un jour viendra
Où je me réveillerai
Dans un endroit inconnu
Mais oh! combien rêvé.
Je regarderai de haut
Mes quatre murs délaissés
Donnant sans préavis
mon avis d’expulsion.
 
Dernière édition:
Musset. Bon compagnon de solitude. (il vaut mieux la lecture que la maladie !)
Je trouve la plainte juste, pas pleureuse ni tremblante. Les choses sont dites comme il se doit. Il y a de bon mots : desennui, et de belles métaphores : courir sur le vide et surtout l'avis d'expulsion.
Pas de "t" à engloutit (v12).
Bien écrit, bon moment de lecture.
 
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