Un soleil rouge vif au loin, une moitié
Dans la mer, l’autre dans le ciel.
La vieille allongée sur le dos,
Clignait ses yeux pour mieux voir,
Se disant : comme il a de la chance,
Moi il ne me reste qu’un quart.
Une ombre au dessus de sa tête,
Elle pensa qu’un nuage passait son chemin.
Mais un homme, un passant,
Sans un mot s’assit et lui prit la main,
Etonné de trouver une menotte confiante de petite fille.
Penché sur elle, il dégagea une mèche
Qui cachait un œil, comme ça pour rien,
Ou si, si pour voir son regard,
Emerveillé devant ces deux miroirs de l’âme
Si pétillants de vie, et de malices.
Curieux il osa détailler ce corps abandonné
Aux alizés, à la douceur de l’astre couchant.
Ebranlé par ses formes juvéniles !
Qu’elle est belle la vieille pensa t’il,
Qu’elle est jeune la vieille !
Il s’en hardi d’une caresse légère,
Douce comme le vent.
Elle frissonna, se rappela son jeune temps,
Ce temps ou elle n’avait pas su… prendre le temps
De se laisser aimer.
Seulement travailler.
Comme s’il lisait dans ses pensées,
L’inconnu devin fébrile,
Se fit plus habile,
Lui prit les lèvres, qu’elle lui abandonna,
Il baisait son cou,
Comme un chaton lape son lait.
Elle se laissait déguster,
Rendait les baisers reçus.
Leurs membres se mêlèrent,
Leurs langues et leurs soupirs aussi.
Le soleil descendait un peu plus,
Leur frénésie montait….plus,
Comme un doux cadeau.
Elle senti la bouche gourmande
De l’inconnu fouiller sa poupée d’amour,
Lui offrit alors bien ouverte son ile de volupté.
Les reins aussi en feu que l’astre couchant
Se tordaient de plaisir.
Un grand cri de tourterelle,
S’échappa de sa gorge,
Quand elle vit ses étoiles dorées.
Lui, heureux et fier, la contemplait,
Se disant :
Qu’elle est belle la vieille,
Qu’elle est jeune la vieille.
Ils entamèrent alors une sauvage danse d’amour
Comme si demain était fini.
Il n’avait jamais connu ça,
Elle non plus d’ailleurs.
Comme c’était bon cette queue si vivante,
Souverainement triomphante,
Qui très vite sonna l’hallali,
Tant l’instant été intense et … magique.
Le soleil rouge était parti depuis longtemps
Quand ils rouvrirent les yeux.
Leur corps avait la couleur du disparu,
Tant leurs ébats avaient fougueux.
Tendrement elle dit merci,
C’était ses premiers mots.
D’une caresse il arrangea sa mèche pour…
Revoir les miroirs de son âme de jeune fille,
Avec précaution, il baisa son front,
Comme on le fait à une enfant,
Et répondit « non à toi merci »
Ce fut aussi ses premiers mots.
D’un geste gracieux elle dit va…
Et l’ombre disparu,
Comme disparaît un joli rêve.
Qu’elle était belle la vieille,
Qu’elle était jeune la vieille.
Qu’elle était vivante la vieille,
Qu’el pied de nez,
A sa jeunesse !
Quel pied de nez
A sa vieillesse, et…
Quel pied de nez à la vie
JALIA
Dans la mer, l’autre dans le ciel.
La vieille allongée sur le dos,
Clignait ses yeux pour mieux voir,
Se disant : comme il a de la chance,
Moi il ne me reste qu’un quart.
Une ombre au dessus de sa tête,
Elle pensa qu’un nuage passait son chemin.
Mais un homme, un passant,
Sans un mot s’assit et lui prit la main,
Etonné de trouver une menotte confiante de petite fille.
Penché sur elle, il dégagea une mèche
Qui cachait un œil, comme ça pour rien,
Ou si, si pour voir son regard,
Emerveillé devant ces deux miroirs de l’âme
Si pétillants de vie, et de malices.
Curieux il osa détailler ce corps abandonné
Aux alizés, à la douceur de l’astre couchant.
Ebranlé par ses formes juvéniles !
Qu’elle est belle la vieille pensa t’il,
Qu’elle est jeune la vieille !
Il s’en hardi d’une caresse légère,
Douce comme le vent.
Elle frissonna, se rappela son jeune temps,
Ce temps ou elle n’avait pas su… prendre le temps
De se laisser aimer.
Seulement travailler.
Comme s’il lisait dans ses pensées,
L’inconnu devin fébrile,
Se fit plus habile,
Lui prit les lèvres, qu’elle lui abandonna,
Il baisait son cou,
Comme un chaton lape son lait.
Elle se laissait déguster,
Rendait les baisers reçus.
Leurs membres se mêlèrent,
Leurs langues et leurs soupirs aussi.
Le soleil descendait un peu plus,
Leur frénésie montait….plus,
Comme un doux cadeau.
Elle senti la bouche gourmande
De l’inconnu fouiller sa poupée d’amour,
Lui offrit alors bien ouverte son ile de volupté.
Les reins aussi en feu que l’astre couchant
Se tordaient de plaisir.
Un grand cri de tourterelle,
S’échappa de sa gorge,
Quand elle vit ses étoiles dorées.
Lui, heureux et fier, la contemplait,
Se disant :
Qu’elle est belle la vieille,
Qu’elle est jeune la vieille.
Ils entamèrent alors une sauvage danse d’amour
Comme si demain était fini.
Il n’avait jamais connu ça,
Elle non plus d’ailleurs.
Comme c’était bon cette queue si vivante,
Souverainement triomphante,
Qui très vite sonna l’hallali,
Tant l’instant été intense et … magique.
Le soleil rouge était parti depuis longtemps
Quand ils rouvrirent les yeux.
Leur corps avait la couleur du disparu,
Tant leurs ébats avaient fougueux.
Tendrement elle dit merci,
C’était ses premiers mots.
D’une caresse il arrangea sa mèche pour…
Revoir les miroirs de son âme de jeune fille,
Avec précaution, il baisa son front,
Comme on le fait à une enfant,
Et répondit « non à toi merci »
Ce fut aussi ses premiers mots.
D’un geste gracieux elle dit va…
Et l’ombre disparu,
Comme disparaît un joli rêve.
Qu’elle était belle la vieille,
Qu’elle était jeune la vieille.
Qu’elle était vivante la vieille,
Qu’el pied de nez,
A sa jeunesse !
Quel pied de nez
A sa vieillesse, et…
Quel pied de nez à la vie
JALIA