LA TOCCATA EN LA
Je ne sais plus ce qui m'a pris...
J'ai soulevé le lourd couvercle de bois,
Essuyé les touches poussiéreuses
Et me suis installée devant le clavier...
J'ai effleuré des gammes de mes doigts engourdis.
Au fil de minutes, un peu plus sûre de moi,
Je me suis lancée en chromatiques houleuses
Afin de requérir quelque dextérité...
Puis de mémoire j'ai entamé les premières mesures
de la Toccata en La...
Elle ne me revenait qu'en hachures,
Il me fallait retrouver la partition...
Dans le vieux coffre...elle ne pouvait être que là.
Je l'ai reconnue...alanguie, jaunie, comme en perdition
au dessus d'un vieux cahier de musique...
Je l'ai ouvert, les deux premières pages laissaient entrevoir
Des notes pattes de mouche...des notes enfantines.
Souvenir de mon enfance...tendre relique...
En majuscules colorées un titre: Mélodie de l'Espoir.
Je m'en rappelle, je la voulais cristalline.
Alors tant pis pour la Toccata en La,
J'ai sorti un crayon noir, je l'ai taillé...
Une clef de sol, une clef de fa...
Et reprenant les premières mesures du temps passé,
J'ai couché des notes sur le papier,
J'ai touché ces notes sur le clavier...
"Ne pas la composer en mineur, attristant les bémols,
En do majeur, avec sept dièses à la clef,
Pour la main gauche, aucun accord plaqué
Ni de sombres et basses notes, une clef de fa qui s'échange en sol...
Pour la mesure, pas de contre temps,
Je me prononce aux deux...non aux quatre temps
Un pour apprendre
Un pour comprendre
Un pour aimer
Un pour donner,
Et en andantino moderato,
Peu d'allegro et léger crescendo...
Aucune altération, ni même de seizième de soupir,
Quelques pauses et demi-pauses avant l'accord parfait,
Des rondes, des blanches, des noires pointées et liées
Afin d'adoucir ces phrases musicales en noble lyre...
Et pour la main droite...bien en haut du clavier!
Léger le timbre! léger le touché!
Pas de pédale forte! presqu'en sourdine...
Voilà, comme la transparence d'une églantine..."
Accrochés sur ma portée à l'éthérée d'un arc en ciel,
Arpèges et triolets se jouent en harmonie
Dévoilant bouquets, saveurs, fragrances d'hydromel
Aux échos de cette mystique mélodie...
Cette "Mélodie de l'Espoir" est pour toi Maman,
Pour toux ceux qui vivent souffrance et maladie,
Pour les désespérés, les mals dans leur peau, les sans abris...
Juste un petit rayon de firmament
J'ai soulevé le lourd couvercle de bois,
Essuyé les touches poussiéreuses
Et me suis installée devant le clavier...
J'ai effleuré des gammes de mes doigts engourdis.
Au fil de minutes, un peu plus sûre de moi,
Je me suis lancée en chromatiques houleuses
Afin de requérir quelque dextérité...
Puis de mémoire j'ai entamé les premières mesures
de la Toccata en La...
Elle ne me revenait qu'en hachures,
Il me fallait retrouver la partition...
Dans le vieux coffre...elle ne pouvait être que là.
Je l'ai reconnue...alanguie, jaunie, comme en perdition
au dessus d'un vieux cahier de musique...
Je l'ai ouvert, les deux premières pages laissaient entrevoir
Des notes pattes de mouche...des notes enfantines.
Souvenir de mon enfance...tendre relique...
En majuscules colorées un titre: Mélodie de l'Espoir.
Je m'en rappelle, je la voulais cristalline.
Alors tant pis pour la Toccata en La,
J'ai sorti un crayon noir, je l'ai taillé...
Une clef de sol, une clef de fa...
Et reprenant les premières mesures du temps passé,
J'ai couché des notes sur le papier,
J'ai touché ces notes sur le clavier...
"Ne pas la composer en mineur, attristant les bémols,
En do majeur, avec sept dièses à la clef,
Pour la main gauche, aucun accord plaqué
Ni de sombres et basses notes, une clef de fa qui s'échange en sol...
Pour la mesure, pas de contre temps,
Je me prononce aux deux...non aux quatre temps
Un pour apprendre
Un pour comprendre
Un pour aimer
Un pour donner,
Et en andantino moderato,
Peu d'allegro et léger crescendo...
Aucune altération, ni même de seizième de soupir,
Quelques pauses et demi-pauses avant l'accord parfait,
Des rondes, des blanches, des noires pointées et liées
Afin d'adoucir ces phrases musicales en noble lyre...
Et pour la main droite...bien en haut du clavier!
Léger le timbre! léger le touché!
Pas de pédale forte! presqu'en sourdine...
Voilà, comme la transparence d'une églantine..."
Accrochés sur ma portée à l'éthérée d'un arc en ciel,
Arpèges et triolets se jouent en harmonie
Dévoilant bouquets, saveurs, fragrances d'hydromel
Aux échos de cette mystique mélodie...
Cette "Mélodie de l'Espoir" est pour toi Maman,
Pour toux ceux qui vivent souffrance et maladie,
Pour les désespérés, les mals dans leur peau, les sans abris...
Juste un petit rayon de firmament