reiuqrapelcram
Poète libéré
Le miroir est brandi devant mon visage blême
Et une lueur resplendit en ce portrait bohème :
Mes yeux brillent de cette tristesse insaisissable ;
Je sourcille pour la chasser ; mais rien n’y fait !
Elle reste à me figer : droite et inébranlable ;
Sur un ton supérieur pour me faire trébucher.
Mais je ne bouge pas non plus ; elle peut rêver !
Je suis fort ; je lutterai pour m’en délasser.
La lutte est farouche et mes billes bleus louchent
Mais, le temps passe et aucun ne trépasse.
Mon reflet est costaud, et refuse la retouche ;
Je fatigue, et me lasse que rien ne se passe !
Je me lève, et le miroir est hautain à mon teint.
Pourtant ! le regard de mon double est perdu :
Sa victoire lui est sans valeur ; il n’a que dédain !
Je le fuis ! Son regard sur la vie m’a vaincu.
L’eau de la douche me lave de son âpreté ;
Dans mon esprit, je suis joyeux et plein de vie !
Qu’importe ce qu’il dit, je ne peux être lui.
Il n’est rien de plus qu’une symétrie ratée.
L’eau ne coule plus ; quelques gouttes résistent
Mais s’évacuent, j’assèche celles qui persistent
Et là, je souris ! je le sais : J’ai enfin gagné !
Mon reflet s’est perdu dans un nuage de buée.
Et une lueur resplendit en ce portrait bohème :
Mes yeux brillent de cette tristesse insaisissable ;
Je sourcille pour la chasser ; mais rien n’y fait !
Elle reste à me figer : droite et inébranlable ;
Sur un ton supérieur pour me faire trébucher.
Mais je ne bouge pas non plus ; elle peut rêver !
Je suis fort ; je lutterai pour m’en délasser.
La lutte est farouche et mes billes bleus louchent
Mais, le temps passe et aucun ne trépasse.
Mon reflet est costaud, et refuse la retouche ;
Je fatigue, et me lasse que rien ne se passe !
Je me lève, et le miroir est hautain à mon teint.
Pourtant ! le regard de mon double est perdu :
Sa victoire lui est sans valeur ; il n’a que dédain !
Je le fuis ! Son regard sur la vie m’a vaincu.
L’eau de la douche me lave de son âpreté ;
Dans mon esprit, je suis joyeux et plein de vie !
Qu’importe ce qu’il dit, je ne peux être lui.
Il n’est rien de plus qu’une symétrie ratée.
L’eau ne coule plus ; quelques gouttes résistent
Mais s’évacuent, j’assèche celles qui persistent
Et là, je souris ! je le sais : J’ai enfin gagné !
Mon reflet s’est perdu dans un nuage de buée.