johnmary
Nouveau poète
Mes chers (es)
Mon salut ne doit pas vous manquer pour le temps de Noël, quand, au milieu de la fête, vous porterez votre solitude plus durement qu’en un autre temps.
Si vous sentez qu’alors votre solitude est grande, réjouissez-vous-en. Dites-vous bien :
Que serait une solitude qui ne serait pas une grande solitude ?
La solitude est une : elle est par essence grande et lourde à porter.
Presque tous connaissent des heures qu’ils échangeraient volontiers contre un commerce quelconque, si banal et médiocre fût-il, contre l’apparence du moindre accord avec le premier venu, même le plus indigne...
Mais peut-être ces heures sont-elles précisément celles où la solitude grandit et sa croissance est douloureuse comme la croissance des enfants, et triste comme l’avant printemps.
N’en soyez pas troublé.
Une seule chose est nécessaire : la solitude.
La grande solitude intérieure.
Aller en soi-même, et ne rencontrer durant des heures personne, c’est à cela qu’il faut parvenir.
Etre seul comme l’enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l’enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s’en affairent et que l’enfant ne comprend rien à ce qu’elles font.
Mon salut ne doit pas vous manquer pour le temps de Noël, quand, au milieu de la fête, vous porterez votre solitude plus durement qu’en un autre temps.
Si vous sentez qu’alors votre solitude est grande, réjouissez-vous-en. Dites-vous bien :
Que serait une solitude qui ne serait pas une grande solitude ?
La solitude est une : elle est par essence grande et lourde à porter.
Presque tous connaissent des heures qu’ils échangeraient volontiers contre un commerce quelconque, si banal et médiocre fût-il, contre l’apparence du moindre accord avec le premier venu, même le plus indigne...
Mais peut-être ces heures sont-elles précisément celles où la solitude grandit et sa croissance est douloureuse comme la croissance des enfants, et triste comme l’avant printemps.
N’en soyez pas troublé.
Une seule chose est nécessaire : la solitude.
La grande solitude intérieure.
Aller en soi-même, et ne rencontrer durant des heures personne, c’est à cela qu’il faut parvenir.
Etre seul comme l’enfant est seul quand les grandes personnes vont et viennent, mêlées à des choses qui semblent grandes à l’enfant et importantes du seul fait que les grandes personnes s’en affairent et que l’enfant ne comprend rien à ce qu’elles font.