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La rue

VikThor

Maître Poète
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La rue grossit repue
de tous ceux qu'elle ingère
les sans-abri vaincus
par la grande misère.

Au début elle t'offre
un coin pour t'abriter,
un carton, un vieux coffre,
un banc ou la chaussée.

Mais petit à petit
tu perds ton existence
elle te prend, t'épie
tu es sa subsistance.

Alors tu n'en veux plus
tu la hais, la rejette,
mais tu t'es trop perdu
dans cette vie en miettes.

Tu finiras ici
sur ces quelques pavés
où tu te rabougris
jusqu'au dernier degré.

Ne resteront alors
que quelques tâches sombres
qu'un autre sans bonheur
couvrira de son ombre.

La rue s'étend gonflée
de tous ceux qu'elle isole
dernier lit des paumés
avant d'être linceul.

Vik
 
Une situation intolérable !
À ton poème émouvant et si bien exprimé, je joins le mien...

Insupportable

Je ne supporte plus
Que des hommes et des femmes
Survivent dans la rue
Où la faim les affame


Que le grand froid les gerce
Dans leur âme et leur chair
Au lieu d'un feu qui berce
Grâce à sa belle lumière


Je ne supporte plus
Qu'enfants, adolescents
Connaissent aussi la rue
Livrés à leurs tourments


Couvertures en carton
Pour certains la voiture
Ils n'ont pour horizon
Qu'un douloureux futur


Qu'importe les raisons
De toutes ces galères
Il faut pour solution
Abolir la misère


Il est triste qu'en France
Il y ait des sans abri
C'est une incohérence
Dans un riche pays


Pendant que certains rient
Dans des palais dorés
D'autres quittent la vie
Sans cri et ignorés


27 novembre 2017​
 
Tu as raison du début jusqu'à la fin!
C'est une situation devenue ingérable
apparemment, vue l'arrivée par vagues de réfugiés!

Les questions sur les gens sans abris ou en difficultés
auraient dû être résolues bien avant!
J'espère que l'information de la Belgique va remuer
autrement les cœurs en France!
 
Une situation intolérable !
À ton poème émouvant et si bien exprimé, je joins le mien...

Insupportable

Je ne supporte plus
Que des hommes et des femmes
Survivent dans la rue
Où la faim les affame


Que le grand froid les gerce
Dans leur âme et leur chair
Au lieu d'un feu qui berce
Grâce à sa belle lumière


Je ne supporte plus
Qu'enfants, adolescents
Connaissent aussi la rue
Livrés à leurs tourments


Couvertures en carton
Pour certains la voiture
Ils n'ont pour horizon
Qu'un douloureux futur


Qu'importe les raisons
De toutes ces galères
Il faut pour solution
Abolir la misère


Il est triste qu'en France
Il y ait des sans abri
C'est une incohérence
Dans un riche pays


Pendant que certains rient
Dans des palais dorés
D'autres quittent la vie
Sans cri et ignorés


27 novembre 2017​
Bravo pour cette révolte si bien exprimée, même si on pourrait penser qu'écrire dans son coin semble bien vain. Les consciences changent et se font de plus en plus nombreuses à s'indigner. J'aime beaucoup cet échange de textes sur un tel sujet. Merci.
 
Tu as raison du début jusqu'à la fin!
C'est une situation devenue ingérable
apparemment, vue l'arrivée par vagues de réfugiés!

Les questions sur les gens sans abris ou en difficultés
auraient dû être résolues bien avant!
J'espère que l'information de la Belgique va remuer
autrement les cœurs en France!
Oui espérons-le. Ce que peut faire la Belgique, la France le peut si elle le veut. mais en a-t-elle vraiment (du moins ses dirigeants) la volonté? Aux médias et aux habitants de maintenir la pression.
 
Oui espérons-le. Ce que peut faire la Belgique, la France le peut si elle le veut. mais en a-t-elle vraiment (du moins ses dirigeants) la volonté? Aux médias et aux habitants de maintenir la pression.

En tous cas, on en parle de moins en moins à la télé!
Ils attendent toujours les grands froids mais rien ne se passent!
Par contre les secours de nuits font leurs travail et je les admire
il faut savoir ce que c'est de regarder les yeux grands ouverts
sur la nécessité toujours croissante qu'il y a!
et en individuel on ne peut donner à chacun!

Je sais que lorsque je rencontre, je m'arrête toujours, mais
quand c'est un particulier, en groupe je ne peux pas.

Amicalement, Poly
 
J'ai annulé mon poème sur ma page
et te le laisse

Amicalement Poly
il est de 2015

Entre Deux Regards

C’est un épais silence occupant l’atmosphère
Et endeuille l’été sous la couche de terre
Seul un doux bruissement, le vent pousse les feuilles
Lance un gémissement bouscule un écureuil.


Sur le calme olympien s’ajuste un long foulard
Ceinturant l’air brumeux rasant le ciel blafard,
Traînent toutes couleurs sans jeux de lumières ;
Les regards sont éteints à l’abri des "œillères",
Et s’abat la tristesse à tout enchantement.


Ce décembre pourtant s’habille, s’orne d’or
Surenchère en vitrine étrenne l’ornement
Et apaise Ô combien ! de vouloirs sous décor !
La tentation s’éventre alléchant le désir
Leur commerce affirmant soit disant l’avenir !
S’échantillonne-là le luxe et grands plaisirs
Alors que, dans la rue, dans un coin retiré de la porte
Entre la foule ici rassasiés d’envies !


Un Etre vivant, éteint, marqué à vif du sceau
De la précarité. Son âge ? Peu importe
Puisqu’en réalité sa vie n’est qu’un faisceau
Affaibli par le froid, la faim, la soif, le tout
Couronné sans douter de n’avoir pas de lit


Cet homme de « Mercis » oui, a tous les atouts
Pour attirer le vif, calmer les appétits
Dans ce luxe courant, lui, est assis parterre.
Tout juste vingt-cinq ans, mais dans ses yeux déjà
Le poids de combien d’ans ? Dans ce regard qui erre
Le clou de la galère vous, nous, fixe d’en bas
Refoulant sa prière :
« Sentir un bras de fer !
« Me sortir de l’enfer !


Où est passée la foule ? Ici un être seul !
Le vide autour de lui aggrave sa misère.
Faut-il un écriteau, « Ici souffre-douleur
« Souffre nos penchants, nos achats, sans chaleur
« En manie étriquée dans nos complets signés
Seul, l’écho de nos pas qu’il garde en pas saignés !


Nos regards effacés devant la pauvreté
Témoignent-ils l’aveu de notre lâcheté ?
Car lorsque nous passons si loin, mais près de Lui
Avec un chariot plein, le mot : « Privé » reluit
Sur nous, pour afficher en clair notre indécence.


C’est dans la décadence
Que se perd la décence !


« Regardons-le Assis ! Nous sommes au « garde-à-vous »
« Lui, à nos genoux comme un supplicié tombé
« N’a qu’à lever les yeux pour rencontrer l’Amour,
« Le vrai, pas celui qui pleurniche la pitié.
« Nous paraissons si grands si loin de sa posture
« Que notre regard passe outre la démesure »
Du visage livide
Sur l’obole encor’vide.


Dix-sept heures vingt, déjà, mais la pénombre chante :
« Dans le profond obscur l’obscurité est tendre ».
Avec humilité patiente, désespère,
N’occupant qu’un recoin et qu’un mètre de terre,
Se faisant tout petit pour surpasser l’horreur,
Il m’a remémoré le saint confiteor,
Délavé de couleurs, ici, ce soir, dehors
Et n’ai pu soutenir le cliché de douleur :
« Le gel de l’espérance
« Dans la désespérance » !


C’est à même le sol qu’une Âme est impuissante
Témoin de voir l’exigence agresser la survie !
Devant combien sont elles sur le néant qui hante ?
Alors, subitement, ma conscience gravit
Aussi humble que lui, je tends tout croustillant
Un beau et grand gâteau, superbe, appétissant,
Couvert de pomme Api à la pâte odorante.
Encore toute chaude à l’essence fumante
Un tout, d’un rien changeant la fin d’un jour sans faim,
L’urgence du moment, sauvant aussi demain.


Je ne peux oublier ces deux mains en calice
« Merci, Merci beaucoup » du cœur qui ne s’effacent ?
J’ai vu le pur visage éclairer le délice
D’un sourire infini inondant tout l’espace
Et le faisceau briller dans ses yeux sans supplice.


Fin tableau sans partage oui, car l’obligé c’est moi,
Toute gênée, confuse en petit geste étroit,
Baissée à sa hauteur pour respirer sa vie
Fortifiant la mienne, celle qui me convie.


Nous sommes tous « mendiants » auprès de l’Eternel
Lui n’a jamais parlé d’argent mais que d’Amour !
Combien se remémore Ô source originelle !
Où d’âge en âge, JE, n’existe que par VOUS » !




ce 20 décembre 2015
 
C'est un florilège de belles poésies sur votre page Vik Thor, le sujet est serieux et révoltant mais il est bien traité par vos 3 écrits
C'est toujours sympathique de voir des poésies en commentaire.
Merci à Vik Thor pour le lancement et la jolie lecture et merci à ces deux demoiselles pour leurs contributions et pour les belles lectures
 
Poly, je me souviens de cet émouvant poème...
J'avais retenu "Le vide autour de lui aggrave sa misère."...
Merci pour ce rappel sur une situation inadmissible
Et Bravo pour ton talent de conteuse
 
C'est un florilège de belles poésies sur votre page Vik Thor, le sujet est serieux et révoltant mais il est bien traité par vos 3 écrits
C'est toujours sympathique de voir des poésies en commentaire.
Merci à Vik Thor pour le lancement et la jolie lecture et merci à ces deux demoiselles pour leurs contributions et pour les belles lectures

Merci Legamin pour ta participation
dans ce douloureux partage,
car oui, cela fait mal d'avoir la vérité en face
qui nous regarde impuissante à notre niveau!
Car il ne faut pas oublier que beaucoup
s'en préoccupent, s'investissent, mais d'une
façon humble toujours présents car ils
gardent un œil sur eux! rien ne leur échappe!

Grand merci encore à toi, amitiés, Poly
 
J'ai annulé mon poème sur ma page
et te le laisse

Amicalement Poly
il est de 2015

Entre Deux Regards

C’est un épais silence occupant l’atmosphère
Et endeuille l’été sous la couche de terre
Seul un doux bruissement, le vent pousse les feuilles
Lance un gémissement bouscule un écureuil.


Sur le calme olympien s’ajuste un long foulard
Ceinturant l’air brumeux rasant le ciel blafard,
Traînent toutes couleurs sans jeux de lumières ;
Les regards sont éteints à l’abri des "œillères",
Et s’abat la tristesse à tout enchantement.


Ce décembre pourtant s’habille, s’orne d’or
Surenchère en vitrine étrenne l’ornement
Et apaise Ô combien ! de vouloirs sous décor !
La tentation s’éventre alléchant le désir
Leur commerce affirmant soit disant l’avenir !
S’échantillonne-là le luxe et grands plaisirs
Alors que, dans la rue, dans un coin retiré de la porte
Entre la foule ici rassasiés d’envies !


Un Etre vivant, éteint, marqué à vif du sceau
De la précarité. Son âge ? Peu importe
Puisqu’en réalité sa vie n’est qu’un faisceau
Affaibli par le froid, la faim, la soif, le tout
Couronné sans douter de n’avoir pas de lit


Cet homme de « Mercis » oui, a tous les atouts
Pour attirer le vif, calmer les appétits
Dans ce luxe courant, lui, est assis parterre.
Tout juste vingt-cinq ans, mais dans ses yeux déjà
Le poids de combien d’ans ? Dans ce regard qui erre
Le clou de la galère vous, nous, fixe d’en bas
Refoulant sa prière :
« Sentir un bras de fer !
« Me sortir de l’enfer !


Où est passée la foule ? Ici un être seul !
Le vide autour de lui aggrave sa misère.
Faut-il un écriteau, « Ici souffre-douleur
« Souffre nos penchants, nos achats, sans chaleur
« En manie étriquée dans nos complets signés
Seul, l’écho de nos pas qu’il garde en pas saignés !


Nos regards effacés devant la pauvreté
Témoignent-ils l’aveu de notre lâcheté ?
Car lorsque nous passons si loin, mais près de Lui
Avec un chariot plein, le mot : « Privé » reluit
Sur nous, pour afficher en clair notre indécence.


C’est dans la décadence
Que se perd la décence !


« Regardons-le Assis ! Nous sommes au « garde-à-vous »
« Lui, à nos genoux comme un supplicié tombé
« N’a qu’à lever les yeux pour rencontrer l’Amour,
« Le vrai, pas celui qui pleurniche la pitié.
« Nous paraissons si grands si loin de sa posture
« Que notre regard passe outre la démesure »
Du visage livide
Sur l’obole encor’vide.


Dix-sept heures vingt, déjà, mais la pénombre chante :
« Dans le profond obscur l’obscurité est tendre ».
Avec humilité patiente, désespère,
N’occupant qu’un recoin et qu’un mètre de terre,
Se faisant tout petit pour surpasser l’horreur,
Il m’a remémoré le saint confiteor,
Délavé de couleurs, ici, ce soir, dehors
Et n’ai pu soutenir le cliché de douleur :
« Le gel de l’espérance
« Dans la désespérance » !


C’est à même le sol qu’une Âme est impuissante
Témoin de voir l’exigence agresser la survie !
Devant combien sont elles sur le néant qui hante ?
Alors, subitement, ma conscience gravit
Aussi humble que lui, je tends tout croustillant
Un beau et grand gâteau, superbe, appétissant,
Couvert de pomme Api à la pâte odorante.
Encore toute chaude à l’essence fumante
Un tout, d’un rien changeant la fin d’un jour sans faim,
L’urgence du moment, sauvant aussi demain.


Je ne peux oublier ces deux mains en calice
« Merci, Merci beaucoup » du cœur qui ne s’effacent ?
J’ai vu le pur visage éclairer le délice
D’un sourire infini inondant tout l’espace
Et le faisceau briller dans ses yeux sans supplice.


Fin tableau sans partage oui, car l’obligé c’est moi,
Toute gênée, confuse en petit geste étroit,
Baissée à sa hauteur pour respirer sa vie
Fortifiant la mienne, celle qui me convie.


Nous sommes tous « mendiants » auprès de l’Eternel
Lui n’a jamais parlé d’argent mais que d’Amour !
Combien se remémore Ô source originelle !
Où d’âge en âge, JE, n’existe que par VOUS » !




ce 20 décembre 2015
superbe! que rajouter sinon c'est un cri de souffrance commune: celui de l'homme, de la poétesse et du lecteur. Regards croisés en quelques sortes, regards partagés sur le même horizon du cœur. Merci beaucoup pour ce cadeau.
 
Poly, je me souviens de cet émouvant poème...
J'avais retenu "Le vide autour de lui aggrave sa misère."...
Merci pour ce rappel sur une situation inadmissible
Et Bravo pour ton talent de conteuse

Chère Glycine, merci.
Il y a des visages qu'on ne peut oublier!
Un regret de soi de ne pouvoir faire mieux!
Comme des mots qui nous rappellent!

J'ai écrit ce poème un an après l'avoir vécu,
je revois toujours la scène dans le moindre détail,
il n'y a que l'écureuil qui n'était pas là
il me fallait une rime!

Je ne comprends pas les gens!!!

Merci beaucoup à toi, Bises Poly
 
C'est un florilège de belles poésies sur votre page Vik Thor, le sujet est serieux et révoltant mais il est bien traité par vos 3 écrits
C'est toujours sympathique de voir des poésies en commentaire.
Merci à Vik Thor pour le lancement et la jolie lecture et merci à ces deux demoiselles pour leurs contributions et pour les belles lectures
C''est moi qui remercie pour ces visites et partages d'amitié sur des textes échangés. Comme notre ami legamin je vous remercie aussi pour vos superbes écrits, chères poétesses.
 
superbe! que rajouter sinon c'est un cri de souffrance commune: celui de l'homme, de la poétesse et du lecteur. Regards croisés en quelques sortes, regards partagés sur le même horizon du cœur. Merci beaucoup pour ce cadeau.

Merci VikThor,
C'est lourd à porter, de se sentir les mains, les poings liés!
Il en faudrait l'appui du maire de chaque commune et ville
pour faire une chaîne solide, et que chacun se débrouille
à minimiser les dégâts!

Amicalement, Poly
 
Merci VikThor,
C'est lourd à porter, de se sentir les mains, les poings liés!
Il en faudrait l'appui du maire de chaque commune et ville
pour faire une chaîne solide, et que chacun se débrouille
à minimiser les dégâts!

Amicalement, Poly
mais c'est déjà bien d'en parler... ici, sur les réseaux sociaux, entre amis, bref partout où porte la parole, fût-elle écrite.
 
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