TheDarkMeg
Nouveau poète
C'est un dimanche soir, le ciel gris m'écrase de tout son poids
Mes cheveux tombent sur mon visage, et j'ignore où je vais
Pourtant, j'avance, encore, contre le vent et le froid
J'avance, sans me retourner, sans l'ombre d'un regret
Les passants me bousculent, mais je suis ailleurs
Bien loin d'eux, de leurs cris sourds, des lumières aveuglantes
Bien loin de toutes ces choses qui semblaient importantes
Ce soir, je ne pense pas, et je laisse tourner l'heure
J'avance, la tête baissée sur le bitume mouillé
Je ne veux pas voir ce qui m'entoure, ni le sourire des gens
Pas plus que leurs bonheurs, leurs rires à en pleurer
Encore moins leurs regards, leurs terribles jugements
Pourtant, je ne peux m'empêcher de voir, de lever les yeux
Et soudain, je me fige, glacée et immobile
Devant ce vieil ami, devant ce visage fragile
Alors, mon regard dans le sien, me revienne les jours heureux
Ce ne sot plus les passants qui me bousculent, mais les souvenirs
Des images furtives, des scènes oubliées, effacées
Et des musiques, des sensations, le son cristallin d'un rire
Des lèvres ourlées sur ma peau, cherchant à m'embrasser
Des caresses légères, deux corps qui se trouvent et oublient
Des mots doux murmurés, un "je t'aime" ensevelit
En dessous la montagne de haine que j'éprouve pour lui
Et des larmes, enfin, de douleur, tristesse et folie
J'aimerai bouger, partir, mais aucun son ne sort
Je me contente d'avancer, mon regard dans le sien
Et je sens en moi l'amour renaitre tel un trésor
Une richesse inavouée, et il frole ma main...
Je me détourne pour pouvoir le regarder, encore, toujours
Il fait de même, mais je n'espère pas plus
Son sourire parait triste, aussi beau qu'il parut
Et son regard me clame un dernier " c'est fini, pour toujours"
Alors je cours, loin, pour cacher mon chagrin
Je ne me retourne pas, je fuis, loin de lui
Loin de sa tendresse, loin de mes souvenirs anciens
Loin de ce vieil amant, qui m'a déjà tout pris
Je regarde quand même cette rue étrange, ce secret
Celle où l'on ne passe qu'une seule fois
Celle où l'on ne revient pas
Cette épreuve, ce secret, c'est la rue des regrets
Mes cheveux tombent sur mon visage, et j'ignore où je vais
Pourtant, j'avance, encore, contre le vent et le froid
J'avance, sans me retourner, sans l'ombre d'un regret
Les passants me bousculent, mais je suis ailleurs
Bien loin d'eux, de leurs cris sourds, des lumières aveuglantes
Bien loin de toutes ces choses qui semblaient importantes
Ce soir, je ne pense pas, et je laisse tourner l'heure
J'avance, la tête baissée sur le bitume mouillé
Je ne veux pas voir ce qui m'entoure, ni le sourire des gens
Pas plus que leurs bonheurs, leurs rires à en pleurer
Encore moins leurs regards, leurs terribles jugements
Pourtant, je ne peux m'empêcher de voir, de lever les yeux
Et soudain, je me fige, glacée et immobile
Devant ce vieil ami, devant ce visage fragile
Alors, mon regard dans le sien, me revienne les jours heureux
Ce ne sot plus les passants qui me bousculent, mais les souvenirs
Des images furtives, des scènes oubliées, effacées
Et des musiques, des sensations, le son cristallin d'un rire
Des lèvres ourlées sur ma peau, cherchant à m'embrasser
Des caresses légères, deux corps qui se trouvent et oublient
Des mots doux murmurés, un "je t'aime" ensevelit
En dessous la montagne de haine que j'éprouve pour lui
Et des larmes, enfin, de douleur, tristesse et folie
J'aimerai bouger, partir, mais aucun son ne sort
Je me contente d'avancer, mon regard dans le sien
Et je sens en moi l'amour renaitre tel un trésor
Une richesse inavouée, et il frole ma main...
Je me détourne pour pouvoir le regarder, encore, toujours
Il fait de même, mais je n'espère pas plus
Son sourire parait triste, aussi beau qu'il parut
Et son regard me clame un dernier " c'est fini, pour toujours"
Alors je cours, loin, pour cacher mon chagrin
Je ne me retourne pas, je fuis, loin de lui
Loin de sa tendresse, loin de mes souvenirs anciens
Loin de ce vieil amant, qui m'a déjà tout pris
Je regarde quand même cette rue étrange, ce secret
Celle où l'on ne passe qu'une seule fois
Celle où l'on ne revient pas
Cette épreuve, ce secret, c'est la rue des regrets