La Rose plus belle que les autres
Renfermait sous ses longs pétales clos
Chose plus belle encore qu'un apôtre
Et la légèreté d'un bel oiseau.
La rosée du jeune et sage Matin
Eveille les sens de la Rose
Et égaie sa robe de chagrin
Qui dès ce même instant s'est éclose.
Le roseau aux bords de la rivière,
Va, transperçant le vent son ennemi
Et par sa tranchante rapière
Protège la rose, sa douce amie.
Lui-même cache un trésor d'eau,
Ce miroir de l'âme aux mille
Splendeurs des reflets des coquelicots,
Rougeurs mêlées des flots de l'île.
Tout chétif s'il l'est face à l'Arbre,
Va, se rengainant, fier et fourvoyant
Devant sa belle à l'air macabre
Qui s'efface, dans un sanglot pleurant.
Le coeur incendié, aux champs inondés,
Se débat la rose enracinée,
Née loin des hommes tous fascinés,
De dérober sa vie sans volonté.
C.B
Renfermait sous ses longs pétales clos
Chose plus belle encore qu'un apôtre
Et la légèreté d'un bel oiseau.
La rosée du jeune et sage Matin
Eveille les sens de la Rose
Et égaie sa robe de chagrin
Qui dès ce même instant s'est éclose.
Le roseau aux bords de la rivière,
Va, transperçant le vent son ennemi
Et par sa tranchante rapière
Protège la rose, sa douce amie.
Lui-même cache un trésor d'eau,
Ce miroir de l'âme aux mille
Splendeurs des reflets des coquelicots,
Rougeurs mêlées des flots de l'île.
Tout chétif s'il l'est face à l'Arbre,
Va, se rengainant, fier et fourvoyant
Devant sa belle à l'air macabre
Qui s'efface, dans un sanglot pleurant.
Le coeur incendié, aux champs inondés,
Se débat la rose enracinée,
Née loin des hommes tous fascinés,
De dérober sa vie sans volonté.
C.B