rivière
Maître Poète
La Rose de mes émois
Les fontaines pleurent dans le matin, près de l’Anille,
les nuages parfois se pendent à la clarté des bocages,
dans les étangs du Maine,
se voilent alors les dentelles de mon regard.
les nuages parfois se pendent à la clarté des bocages,
dans les étangs du Maine,
se voilent alors les dentelles de mon regard.
Je chemine, ondoyante, sur le dais des mousses,
saluée par le parfum des violettes et des lys,
ma micro-robe de satin a des reflets de perles,
ma longue chevelure d’ébène volette au gré du vent,
saluée par le parfum des violettes et des lys,
ma micro-robe de satin a des reflets de perles,
ma longue chevelure d’ébène volette au gré du vent,
je marche, souveraine, vers cette clairière
où nous nous sommes connues et aimées,
ô mon amante, ma Sirène,
avec en ma dextre des violettes et des lys,
où nous nous sommes connues et aimées,
ô mon amante, ma Sirène,
avec en ma dextre des violettes et des lys,
la vie nous a éloignées l’une de l’autre,
mais je t’ai retrouvée, un matin d’octobre,
et depuis lors, je reviens te voir chaque jour en ta maison
près du Loir, tu es miracle et Féminité quand tu lis en mes iris
mais je t’ai retrouvée, un matin d’octobre,
et depuis lors, je reviens te voir chaque jour en ta maison
près du Loir, tu es miracle et Féminité quand tu lis en mes iris
la châsse de nos Amours si belles et si féminines,
et que tu hoquettes de plaisir lors des sanglots de nos ruts.
Je m’approche maintenant, le feu gronde en moi,
dès que je serai devant toi, je te tendrai mes fleurs,
et que tu hoquettes de plaisir lors des sanglots de nos ruts.
Je m’approche maintenant, le feu gronde en moi,
dès que je serai devant toi, je te tendrai mes fleurs,
je t’emmènerai paume contre paume sur un dais d'herbes,
j’ôterai chacun de tes vêtements,
je ferai de même, je t’allongerai, impérieuse,
car je suis ta Suzeraine, puis
j’ôterai chacun de tes vêtements,
je ferai de même, je t’allongerai, impérieuse,
car je suis ta Suzeraine, puis
face à la chapelle de tes seins hauts plantés et lourds,
face à la fourrure de ton pubis, à cheval dans la lumière,
je magnifierai le miracle de ta Beauté, et de ta magnificence,
tu deviendras ma proie, la Rose de mes émois,
face à la fourrure de ton pubis, à cheval dans la lumière,
je magnifierai le miracle de ta Beauté, et de ta magnificence,
tu deviendras ma proie, la Rose de mes émois,
les anneaux d’ambre de mes boucles d’oreille s’animeront,
je prendrai la cerise de ta bouche,
soudain, arquée sur tes talons, le nectar de ta Jouissance jaillira,
je le cueillerai, nous le boirons, nous nous entremêlerons,
je prendrai la cerise de ta bouche,
soudain, arquée sur tes talons, le nectar de ta Jouissance jaillira,
je le cueillerai, nous le boirons, nous nous entremêlerons,
mamelons contre mamelons, sexe contre sexe,
tu seras alors Grâce, ô mon Élue,
et nous gravirons le dernier sacerdoce,
car tu seras mienne, tu seras Grâce !
tu seras alors Grâce, ô mon Élue,
et nous gravirons le dernier sacerdoce,
car tu seras mienne, tu seras Grâce !
Sophie Rivière