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La romance du petit chalet en bois rond (partie 4)

Pierrotlalune

Nouveau poète
La romance du petit chalet en bois rond (partie 4)

Je referme la porte dans un son sourd ou la différence de température avec l'extérieur crée une pression qui se fait entendre du haut jusqu'au pas de la porte ou un petit jour réussi malgré tout à se frayer un chemin.
L'après-midi a fait encore un pas en direction de la nuit même si l'horizon trahi encore un soleil fondant et doux pour ce temps-ci de l'année. Le vent curieusement se fait un peu plus présent qu'à notre arrivée émettant le sifflement caractéristique des courants froids du nord.
Dans une neige folle et fraiche, je me rends jusqu'à la petite remise dehors pour y prendre ma hache parmi le fouillis causé par une tablette qui s'est écroulée depuis la dernière fois ou je suis venu seul, sans ma bien-aimée. Peut-être n'avais-je pas mis assez de concentration dans mon travail pour que ce soit solide, elle me manquait tellement ma bien-aimée, j'en vois un des résultats maintenant. Tempis, j'arrangerai plus tard.
Pour l'instant, c'est coupé, voilà quelques buches additionnelles de bois franc pour passer la soirée et la nuit et pour demain, on verra. Je lève la tête et vois bien que le temps sera clair cette nuit, dégagé des nuages gris d'aujourd'hui. Ce sera donc froid et sec. J'aurai à chauffer davantage pour nous rendre tous les deux confortables. C'est un mal pour un bien. On ne devra se rapprocher que davantage tous les deux ...
Au loin, j'entends le cri du loup portée par ce vent qui glace jusqu'à l'os. On dirait toujours le même qui rode dans le coin. Je ne le vois jamais mais je l'entends souvent, il me semble toujours seul. On dirait bien que j'ai un point en commun avec lui. J'espère seulement qu'il ne s'approchera pas trop ne voulant pas que ma douce se crispe de peur et que cela influence la belle relation que nous aurons cette fin de semaine.
J'ouvre tout doucement la porte sans fracas lorsque je m'aperçois que près du feu, elle s'est endormie, la fatigue surement couplée à la chaleur du bois d'érable et de son écorce qui jette une chaleur, ma foi, courte mais intense. Je porte ma veste au porte-manteau et je vais la rejoindre. Elle ne se réveille toujours pas. Mais ce qu'elle peut être belle mon amie ! Le sommeil d'une petite fille devenue grande mais avec une candeur juvénile sans tache.
Elle est là, tout près de moi, la tête penchée sur le coté, le corps un peu recroquevillé bien adossé, s'étant recouverte, à tort même si non nécessaire, de sa petite veste de laine légèrement entrouverte laissant paraitre quelque peu sa féminité. Elle est la douceur même. Poussant un petit soupir, on dirait du bonheur vivant. Je n'ose pas la réveiller. Elle en a surement besoin. Elle donne envie de la toucher tellement il y a de grâce dans le moindre de ses mouvements.
La chaleur forte et le crépitement constant créé une musique de fond qui n'a pas besoin d'autre instrument pour s'accompagner. Mais ce qu'elle peut être belle ! Je n'en reviens tout simplement pas. Oups ! Elle vient d'ouvrir les yeux et me regarde. Je fonds littéralement sur place, je n'ose dire le moindre mot et elle non plus. Nos regards parlent d'eux mêmes. Nous aurons bien le temps de se parler durant les prochaines heures.
En attendant, il nous vient une petite faim. Manger en amoureux, l'un contre l'autre à la lueur de la chandelle. C'est décidé, on range un peu et on se fait quelque chose. J'ai hâte et toi aussi tu me dis que oui !

(À suivre...)
 
je ressens le vécu pour toi .....le bois, la cheminée ....tout un passé pour moi ....mais seule dans mon coeur..........la suite meme si elle se finie mal.... je l'a veut avec le bonheur
 
il me tarde la suite j'aime bien comme tu écrit cette histoire
moi aussi je veux que sa se termine bien !!!ok
bisous
 
très jolie ce récit, j'ai aimé le cri du loup....amitiés et à bientôt pour la suite...+v...lys
 
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