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La quête de l’étranger

Butt3rFly

Nouveau poète
La quête de l’étranger
Le cavalier sans tête Saez
Sauver cette étoile Saez

Perché sur ma verte corniche
Je pleurniche
Ce triste paysage qui à mes yeux s’affiche
Sans jamais laisser apparaitre ma bien-aimée biche.

Et je cherche, je cherche encore
Mon arc-en-ciel
Et mon arc tricolore.
Perdu dans le ciel, irréel jardin confidentiel,
Je suis l’étoile sans ciel
Qui recherche sa rêveuse ;
Je suis le triste chamois dans la poudreuse
Qui recherche désespérément son amoureuse.

Perdu chez les Helvètes
Je suis ce poète
Qui recherche dans les vents de la tempête
Son amie la mouette.

Je suis ce rêveur qui de son nuage
Regarde rêveusement les comètes s’enfuir là-bas derrière les montagnes
Apres avoir illuminée la vallée et empli mon cœur d’espoir et de courage ;
Pour ensuite apporter là-bas dans ce paradis qui m’est si loin, mon message
A ma chérie la fée,
Entendez voyageuse comètes, à ma compagne.
Brillez pour elle, elle est ma bien-aimée.

Et je cherche, et je cherche ;
Je suis un phare sans sa lumière,
Pauvre naufragé éloigné de sa chaumière
Qui trébuche dans le noir, aveuglé par l’absence de sa fleur ;
Et voilà qu’encore je cherche,
Alors qu’il resplendie ailleurs, alors que mon bonheur

Volette là-bas dans cette poussière de fée
Comme un papillon dans le vent, qui zigzague avec joie, avec ces petites ailes ébouriffées ;

Alors que mon bonheur ;
Brille partout où je l’imagine
Alors que mon heur
Est peint des sourires qui ont fait ma vie, de ces souvenirs qui illuminent
Mon sombre visage,
Et à mes yeux de rêveur, le paysage.

Un souvenir, puis un rire, et me voilà
Moi le poète chimérique, moi toujours hors d’ici, hors de là,
Hors de moi, et pourtant là,
Moi victime de mon invisible Horla ;
Me voilà enfin heureux, me voilà à voir
La plus belle des étoiles, ici-bas dans le plus obscur des noirs.

Mais pourrais-je la sauver ?
Cette étoile, elle l’unique, elle l’ultime ;
Pourrais-je la sauver
Des ténèbres grandissantes, de ce gouffre à lumière qui entraine la joie au plus profond des abimes ?

Violence, crimes, massacres ;
Ici dans la contrée de la neutralité
Il n’y a pas d’étoile, car l’ignorance est la spécialité,
Car le désengagement devant la responsabilité
Fait, avec ces mers d’arbres, parti du paysage,
Avec ces montagnes d’un vert âcre,
Déculpabiliser des millions d’âmes damnées, des millions de visages.

Et moi qu’en suis-je,
Qui suis-je ?
Suis-je Pioupiou
Mignon petit oiseau
Qui sautille sur les petits cailloux
Et volette entre les gouttes d’eau ?

Ou bien un goéland révolté
Echoué sur son rocher,
Au milieu de l’océan
Bravant la tempête et les marées
De l’injustice de ce monde peuplé de corrompus, et de vagues de programmes abrutissants.
Isolé, rejeté, et à l’écart de mon océane société,
En goéland révolté j’iriserais le tranchant de mes plumes ;
En poète engagé, dans leur cœur je planterais
Les sanglants mots saignant à la pointe de ma plume.

Je suis aussi
Peintre peignant bonne humeur
Je suis aussi
Musicien notant en musique de la vie le bonheur ;
Je suis créateur de rêve,
Dans cette montagnarde forêt où les arbres en perdent leur sève
Où les montagnes à leur cime avec les nuages se confondent
A des volcans qui par mauvais temps
Menace d’exploser, par saturation
De lave et de joies, sur ce lugubre monde
Qui de l’hiver à l’été ne fait pas d’exception
Entre la culpabilité d’une trahison d’automne, et l’innocence d’une naissance au printemps.

Amoureux perdu
Dans cette oubliette au cœur des sapins et des hêtres
Je suis un petit garçon
Qui imagine la voix de sa fée, sa douce mélodie, sa chanson ;
Je suis un exilé vouant un amour éperdu
A son lointain pays, à ces rayons de soleil qu’il sait venir de là-bas, de derrière la fenêtre.

Je suis l’égaré à la recherche de son nom
L’amnésique qui cherche son chemin
Le voyageur qui entre les voies de trains
Recherche le tronçon
Qui le mènera vers son bonheur
L’éloignant vite de son passé, de son malheur.

Je suis l’isolé
Qui dans la gare délabré
S’est laissé à la solitude, s’est abandonné
Aux rêves et l’irréalité.

Je suis l’oublié
Un aventurier que le temps a effacé
Moi et mes efforts et mes exploits
Comme si mes douloureux sacrifices par le passé ne méritaient plus émoi.

Je parle une autre langue, hantée de mots et d’espoirs oubliés ;
Je regarde le ciel quand l’on regarde ses pieds ;
Je pardonne quand l’on ne voit que méchanceté
Là où je vois toujours une part de gentillesse et de beauté ;
Je chante quand l’on meurt dans le silence ;
Je me lève quand à genou on s’incline devant la violence ;
Je rêve quand on ne voit que noirceur ;
Je pense et m’évade lorsqu’à leur bouches il n’y a que travail et labeurs ;
Je m’envole avec les oiseaux
Quand l’on en tue caché derrière les ruisseaux.

Nul ne me comprend,
Je suis tellement différent

Je suis condamné
A ne jamais savoir qui je suis,
Car je suis rien et tant à la fois, car je fuis
L’endroit où je suis, ces maudits pays,
Car partout où je m’entraine, ma quête
Ne trouve pas fin, jamais je ne vivrais la fête
De ce jour où la misère
Aura affranchi l’homme, l’aura libéré de ses frontières.
Si l’éternité du bonheur survient dans la satisfaction
Alors je suis condamné
Je suis crucifié et voué à l’inaction.

Je suis l’inconnu horloger
Hors du temps à force d’y voyager

Je suis le prophète,
Je suis le poète
L’étincelle venue parmi les ténèbres en messager,

Je suis l’étranger

ButterFly
 
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