79didou
Maître Poète
L’apparat de la liberté qui orne ton plumage
Te Porte très haut bel oiseau enivré par le vent
Laisse glisser sans crainte ta plume à son usage
Je prolongerai de sa pointe ton affranchissement
Je louerai avec prestance et mon porte plume
L’éternité de ta délivrance sur mes feuillets
Le jour de la captivité nullement te consume
Tant que te couvrira ton manteau de duvet
Si ta penne te hisse au cercle du monde
Moi je peine à me hisser à celui de tes rondes
Nulle Frontière qui ne retienne ton panache
Je trébuche sur celle des mots qui se cachent
Ainsi lourde est ma tâche au fil de la plume
De louer en toi ouvertement ce qui m’offense
Le souffle de la jalousie qui nourrit ma brume
M’y fait perdre des plumes lorsque je t’encense
De paon ou d’indien, me parer de tes couleurs
Ne me rendra jamais plus majestueux que tu n’es
Pardonne-moi de t’asséner en plein cœur
La plume meurtrie de ma flèche empoisonnée
Te Porte très haut bel oiseau enivré par le vent
Laisse glisser sans crainte ta plume à son usage
Je prolongerai de sa pointe ton affranchissement
Je louerai avec prestance et mon porte plume
L’éternité de ta délivrance sur mes feuillets
Le jour de la captivité nullement te consume
Tant que te couvrira ton manteau de duvet
Si ta penne te hisse au cercle du monde
Moi je peine à me hisser à celui de tes rondes
Nulle Frontière qui ne retienne ton panache
Je trébuche sur celle des mots qui se cachent
Ainsi lourde est ma tâche au fil de la plume
De louer en toi ouvertement ce qui m’offense
Le souffle de la jalousie qui nourrit ma brume
M’y fait perdre des plumes lorsque je t’encense
De paon ou d’indien, me parer de tes couleurs
Ne me rendra jamais plus majestueux que tu n’es
Pardonne-moi de t’asséner en plein cœur
La plume meurtrie de ma flèche empoisonnée