rivière
Maître Poète
La pluie de ma chevelure d’ébène
Mes seins de concupiscence resplendissent
sous le temple des ciels d’été,
sous la voûte des bocages et des hameaux,
ô ma Sirène, mon si divin tourment.
sous le temple des ciels d’été,
sous la voûte des bocages et des hameaux,
ô ma Sirène, mon si divin tourment.
Je te contemple, étendue tout contre Toi,
dessus notre couche d’ivoire, tu as glorifié, et humé, cette nuit,
à la lueur des pierreries des étoiles et des cierges de lune,
la Splendeur de ma Fourrure-corolle,
dessus notre couche d’ivoire, tu as glorifié, et humé, cette nuit,
à la lueur des pierreries des étoiles et des cierges de lune,
la Splendeur de ma Fourrure-corolle,
je te contemple,
l’autel de clarté vénère le sanctuaire de ta Grâce,
tes paupières d’opale savent l’hymne de ma délicatesse,
tandis que tu somnoles,
l’autel de clarté vénère le sanctuaire de ta Grâce,
tes paupières d’opale savent l’hymne de ma délicatesse,
tandis que tu somnoles,
adossée aux cathédrales de rosée,
des nuages déferlent parfois au loin, vers l’Ouest,
chargés de pluie,
les oiselles chantent dans la chapelle des arbres,
des nuages déferlent parfois au loin, vers l’Ouest,
chargés de pluie,
les oiselles chantent dans la chapelle des arbres,
et sur les solives des zéniths
la magnificence de ta Féminité,
mes râles de lasciveté résonnent encore au loin, par delà
les cyprès de notre maison, les montagnes, et les océans,
la magnificence de ta Féminité,
mes râles de lasciveté résonnent encore au loin, par delà
les cyprès de notre maison, les montagnes, et les océans,
je te contemple,
mes sens inassouvis s’exaspèrent,
la double amphore de mes hanches languit,
et te sanctifie,
mes sens inassouvis s’exaspèrent,
la double amphore de mes hanches languit,
et te sanctifie,
la pluie de ma chevelure d’ébène se mêle à ta Tienne,
tes bras me serrent contre toi,
je suis Tienne à jamais,
toi qui m’as fait connaître voilà peu les steppes de la Jouissance,
tes bras me serrent contre toi,
je suis Tienne à jamais,
toi qui m’as fait connaître voilà peu les steppes de la Jouissance,
je te contemple,
ô ma Sœur de spasmes,
toi qui bois le lait de mes noces,
et me oins sans cesse avec le vin de ma Volupté.
ô ma Sœur de spasmes,
toi qui bois le lait de mes noces,
et me oins sans cesse avec le vin de ma Volupté.
Ouvre tes iris de vice, étreins-moi, je t’en supplie,
conduis-moi jusqu’au dernier sacerdoce,
jusqu’au saint-Graal de ma virginité,
et recommence. Je serai ta Femme à jamais !
conduis-moi jusqu’au dernier sacerdoce,
jusqu’au saint-Graal de ma virginité,
et recommence. Je serai ta Femme à jamais !
Sophie Rivière
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