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La petite fille aux alumettes, partie 1

Apocalypsis

Nouveau poète
Il faisait certes nuit, mais pour l’instant,
je trouve que l'on y voyait bien suffisamment.,


La lune etais dans une de ses jolies périodes, assez envoutante je l’admets,
Couchée de moitié, comme une femme frémissante qui attendrait,
Là, posé au centre des ombres.. qu’on la prenne tendrement..

Je m’égare hélas, quelque peu..
Ce n’est pas l’histoire de la lune, qui habite mes yeux..
(Même si je vous avoue, que sur le coup elle m’avait grandement fasciné.)

Mais c’est d’une autre femme, plus réelle dont je vais plutôt parler..
Une enfant, plus précisément.
Enfin… peut-on vraiment encore appeler enfant,
Un être qui a déjà tout subit du malheur et du temps ?

La fille etais assise sur le pavé,
Seule, triste sans aucun doute, elle me dit qu’elle voulais simplement s’évader..
Juste à ses pieds, se trouvait un petit paquet remplis d’allumettes,
Et dans sa bouche, se consumait une dernière cigarette.

Cela ne m’a pas vraiment étonné, après tout quel âge avait-elle ?
Neuf ans tous au plus.. On vit vraiment dans un monde de fous,
Bien capable de laisser crever des enfants, sans sourciller du tout.

Elle etais maigre et son visage trahissait un manque profond de sommeil..
Sa silhouette fragile, laissait déjà paraitre la femme qu’elle serait plus tard,
Son visage pâle etais tristement maquillé,
Comme si elle avait voulu se fondre,
Dans le décor ou se tramais mon histoire.
Elle y etais presque arrivée d’ailleurs,
Et déjà pour cela je tient a la féliciter.,
Mais dans sa hâte, elle avait oublié, de maquiller aussi son ombre...
Clair comme ses rêves, mais déjà souillé par tant d’horreurs.


Je m’agenouillais donc, silencieusement, que dis-je? Religieusement, a ses coté.
Lui demandant dans un murmure si elle pouvait m’accorder une petite bouffée,
C’est avec une bonne grâce qu’elle me tendis doucement le reste de sa clope..
Ses yeux s’égarèrent un instant dans les miens, (et je vous jure il est vrai,
Cela me fit bien plus d’effet, mais alors bien plus d'effet,
Que la réunion de tout ces substances, ces médocs et psychotropes,
Que j'utilise parfois, pour mieux digérer ma vie dans ce monde défait.)


Ses yeux sans fond me rappelaient, les méandres froids et glacées,
Que l'on trouve dans les plus noires abymes de ces lacs sans noms,
Egarés au fin fond de terres lointaines, tristement isolées..
Brumeuse et bien souvent, sillonnées de larmes...
Ce genre de lieux dont finalement, le brouillard,
Avale pour toujours l'identité de nos mémoires.


Enfin bref, ses yeux a elle, ressemblait a un océan sans fond,
Ou l'on apercevait pourtant sous la surface trouble, une lumière sombre et usée…
Qui me donnait envie de la tenir bien au chaud dans mes bras,
Et je vous pris de me pardonnez,
Si vous la verriez ainsi, il ne ferait aucun cas,

Que vous seriez aussi tentés que moi..
De l’embrasser.
 
c'est magnifique quel talent quel le sensiblité j'aime bcp tue es une poètesse talentueuse..merci des gentils coms amitiés poètiques^^
 
Bravo milles bravo, tu n'a rien à envier aux autres, très bel écrit sincèrement et une arrivée aux psychotropes impressionnantes, c'est un grand pas que tu viens de nous faires à mes yeux, moi j'adore peindre ce monde , et toi tu as fait une belle première (enfin... première que je lis) écrire un. .. monde
 
16 ans et indéniablement une belle plume, pleine de promesses. Je m'assieds à côté d'alain sur le banc pour attendre la suite. Bisous.
 
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