La nuit...
Sombres métamorphoses...
Quand se lèvent les vents,
Majordome des éléments
Ouvrant les portes closes...
Un hibou ulule, le diable...
Se promène au sous-bois,
La nuit reprend ses droits,
Jeu d' ombres interminable...
Et valsent les feux follets
Au sein d'une flore endormie,
Et la faune s'éveille à la vie,
Dévoilant les codes secrets...
Ô ramures, dentelles noires
Qui secouez vos grands bras,
Soufflez sur nos petits pas,
Et contez-nous vos histoires...
Quelques oiseaux nocturnes
Caressent les airs en silence,
Planeurs en reconnaissance
Sur de longs cris taciturnes...
Bien à l'abri dans leur refuge
Se blottissent les souriceaux,
Évitant le bec des bourreaux,
Inquiétants volatiles lucifuges...
Au regard froid d'une perle,
Venue des célestes contrées,
Les drames et amours mêlés
Étoilent le rapace et le merle...
Chaque soir un être se damne
Quand sous un voile de deuil,
L'astre d'or s'évanouit au seuil
D'un monde envoûtant les âmes...
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