ludewic
Nouveau poète
J’aime la nuit
cette sérénité de l’obscurité que je prends le temps d’écouter
sans jamais sentir le besoin de comprendre
le silence apaisant
sur lequel comme de doux oreillers en coton mon esprit se couche
s’étale et se perd
du temps s’écroulant paisiblement
comme les murmures qui se taisent
et la cadence ralentie d’un monde à la recherche de son propre sens
la beauté des paysages endormis
la fragilité des âmes errantes au milieu de nulle part
c’est le règne de la liberté retrouvée
d’une libération de soi
d’une émancipation de l’esprit face aux lourdeurs de l’enfer diurne
la nuit
cette terre d’exil dépouillée de toute amertume
mais où la nostalgie s’invite parfois
pour titiller avec son caducée des sentiments mal étouffés
J’aime la nuit..
La magie du frou-frou de ces diamants parsemés sur l’infinie étendue
qui brasillent dans les ténèbres
en soupirant quelques fois des mots d’amour à mon oreille
atteint de surdité aiguë
à cause du tintamarre sanglant de notre époque
J’aime la nuit..
les morceaux de mon âme recollés par petits bouts
grâce à l’harmonie silencieuse d’une véritable paix intérieure retrouvée
la patience dans la construction du puzzle de mon existence
le moment où je m’arrête sur le reflet de ma propre mutation
du déploiement des ailes à la disparition des cornes
l’instant où je sens monter la nausée devant les défigurations saillantes de mon esprit
de ce visage plaqué sur une glace tremblotante d’effroi
devant les sillons creusés par les balafres affreuses de mes colères
J’aime la nuit..
l’invitation à mourir pour naître
à l’aube des premiers rayons d’une longue agonie
l’anticipation de l’enfer du petit matin avec sa mécanique abrutissante
J’aime la nuit..
l’amour qui débat dans des draps
les inconnus qui se perdent dans l’immensité des bras enlacés
la postérité qui se met en route
en se frayant un chemin entre cet égout phallique si ridicule
dont les semences blanchâtres
sont aspirées avec une consternante gloutonnerie
par la superbe décharge de l’utérus
l’humanité grossissant en nombre à l’ombre de la pudeur et de la morale
des préservatifs jetés dans un coin du bonheur
baignant dans une marre visqueuse infestée de la vie
des soirées réussies
arrosées par des ivresses souvent méritées
juste pour faire oublier la perversité cruelle
et le sadisme étonnant du système qui n’a de cesse de tout vampiriser
[FONT=Times New
Roman]
J’aime la nuit..
l’espoir après les désastres de l’ordinaire
le besoin de s’envoler pour mon âme
de descendre sur terre
ou simplement de se mettre en terre
de choisir sa mort
l’ultime acte de liberté
[FONT=Times New
Roman]
J’aime la nuit..
elle me ramène à ce que je suis
du moins à ce que je crois être
de temps en temps, un être humain..
cette sérénité de l’obscurité que je prends le temps d’écouter
sans jamais sentir le besoin de comprendre
le silence apaisant
sur lequel comme de doux oreillers en coton mon esprit se couche
s’étale et se perd
du temps s’écroulant paisiblement
comme les murmures qui se taisent
et la cadence ralentie d’un monde à la recherche de son propre sens
la beauté des paysages endormis
la fragilité des âmes errantes au milieu de nulle part
c’est le règne de la liberté retrouvée
d’une libération de soi
d’une émancipation de l’esprit face aux lourdeurs de l’enfer diurne
la nuit
cette terre d’exil dépouillée de toute amertume
mais où la nostalgie s’invite parfois
pour titiller avec son caducée des sentiments mal étouffés
J’aime la nuit..
La magie du frou-frou de ces diamants parsemés sur l’infinie étendue
qui brasillent dans les ténèbres
en soupirant quelques fois des mots d’amour à mon oreille
atteint de surdité aiguë
à cause du tintamarre sanglant de notre époque
J’aime la nuit..
les morceaux de mon âme recollés par petits bouts
grâce à l’harmonie silencieuse d’une véritable paix intérieure retrouvée
la patience dans la construction du puzzle de mon existence
le moment où je m’arrête sur le reflet de ma propre mutation
du déploiement des ailes à la disparition des cornes
l’instant où je sens monter la nausée devant les défigurations saillantes de mon esprit
de ce visage plaqué sur une glace tremblotante d’effroi
devant les sillons creusés par les balafres affreuses de mes colères
J’aime la nuit..
l’invitation à mourir pour naître
à l’aube des premiers rayons d’une longue agonie
l’anticipation de l’enfer du petit matin avec sa mécanique abrutissante
J’aime la nuit..
l’amour qui débat dans des draps
les inconnus qui se perdent dans l’immensité des bras enlacés
la postérité qui se met en route
en se frayant un chemin entre cet égout phallique si ridicule
dont les semences blanchâtres
sont aspirées avec une consternante gloutonnerie
par la superbe décharge de l’utérus
l’humanité grossissant en nombre à l’ombre de la pudeur et de la morale
des préservatifs jetés dans un coin du bonheur
baignant dans une marre visqueuse infestée de la vie
des soirées réussies
arrosées par des ivresses souvent méritées
juste pour faire oublier la perversité cruelle
et le sadisme étonnant du système qui n’a de cesse de tout vampiriser
[FONT=Times New
Roman]
J’aime la nuit..
l’espoir après les désastres de l’ordinaire
le besoin de s’envoler pour mon âme
de descendre sur terre
ou simplement de se mettre en terre
de choisir sa mort
l’ultime acte de liberté
[FONT=Times New
Roman]
J’aime la nuit..
elle me ramène à ce que je suis
du moins à ce que je crois être
de temps en temps, un être humain..