79didou
Maître Poète
La craie encore fraiche sur le tableau noir
Saupoudrait ma main encore tremblante
J’attendais silencieux d’aller me rasseoir
Alors que chuchotaient les têtes pensantes
L’addition était bien trop salée pour moi
Battu en retraite avant même de commencer
J’ai tourné le dos au professeur à petits pas
Dans un gigantesque concerto d’hilarité
Que le trimestre allait me paraître long
Mon cahier de texte tout flambant neuf
Ne tarderait pas à devenir un vrai chiffon
Aussi brouillon et jaunie qu’un œuf
Mes yeux figés sur le cadran de la pendule
Se balançaient en cœur avec les aiguilles
Je me surprenais à rêver dans ma bulle
Me revoyant battre petit Louis aux billes
La sonnerie qui retentit enfin en classe
Nous libéra de l’emprise des mathématiques
Il était temps car j’en avais vraiment ma tasse
La matière était tout sauf très sympathique
Mon visage marqué d’un grand sourire
Trahissait l’estime que j’avais de l’école
Que j’appréciais surtout pour tout dire
Les soirs devant la télé en buvant mon bol
Comme un pou bien accroché à son poil
Les devoirs ne me laissaient guère de répits
Comme un chien affamé sur un os à moelle
Ils me rongeaient hélas le jour et la nuit
Si je devais retenir dans mes souvenirs
Le meilleur épisode de mon insouciance
Le plus inoubliable de tous mes fous rires
C’était bien sur la colonie de vacance
Quelle était belle la vie avec les copains
Au bord de la mer à embêter les filles
A jouer à qui faisait pipi le plus loin
En en ricanant lorsque l’on était puni
A s’éclabousser sur les flaques d’eau
Lors de nos glorieuses pêches à pieds
Où s’empilaient dans les petits sceaux
Pèle mêle étoiles de mers et crustacés
Nos courses du rhum en optimiste
Improvisées sur la baie de Saint Brieuc
Le gouvernail pris d’assaut sur la piste
Maltraité par mes camarades de jeu
Quelle était belle mon enfance
Peinte aux couleurs de l’innocence
Quelle était belle mon enfance
Aux saveurs de longues vacances
Saupoudrait ma main encore tremblante
J’attendais silencieux d’aller me rasseoir
Alors que chuchotaient les têtes pensantes
L’addition était bien trop salée pour moi
Battu en retraite avant même de commencer
J’ai tourné le dos au professeur à petits pas
Dans un gigantesque concerto d’hilarité
Que le trimestre allait me paraître long
Mon cahier de texte tout flambant neuf
Ne tarderait pas à devenir un vrai chiffon
Aussi brouillon et jaunie qu’un œuf
Mes yeux figés sur le cadran de la pendule
Se balançaient en cœur avec les aiguilles
Je me surprenais à rêver dans ma bulle
Me revoyant battre petit Louis aux billes
La sonnerie qui retentit enfin en classe
Nous libéra de l’emprise des mathématiques
Il était temps car j’en avais vraiment ma tasse
La matière était tout sauf très sympathique
Mon visage marqué d’un grand sourire
Trahissait l’estime que j’avais de l’école
Que j’appréciais surtout pour tout dire
Les soirs devant la télé en buvant mon bol
Comme un pou bien accroché à son poil
Les devoirs ne me laissaient guère de répits
Comme un chien affamé sur un os à moelle
Ils me rongeaient hélas le jour et la nuit
Si je devais retenir dans mes souvenirs
Le meilleur épisode de mon insouciance
Le plus inoubliable de tous mes fous rires
C’était bien sur la colonie de vacance
Quelle était belle la vie avec les copains
Au bord de la mer à embêter les filles
A jouer à qui faisait pipi le plus loin
En en ricanant lorsque l’on était puni
A s’éclabousser sur les flaques d’eau
Lors de nos glorieuses pêches à pieds
Où s’empilaient dans les petits sceaux
Pèle mêle étoiles de mers et crustacés
Nos courses du rhum en optimiste
Improvisées sur la baie de Saint Brieuc
Le gouvernail pris d’assaut sur la piste
Maltraité par mes camarades de jeu
Quelle était belle mon enfance
Peinte aux couleurs de l’innocence
Quelle était belle mon enfance
Aux saveurs de longues vacances