LeMarquis
Nouveau poète
Il est des histoires d’amour impossibles… Certaines font partie de notre imaginaire collectif…. Roméo et Juliette, Rodrigue et Chimène, Abélard et Héloïse etc. … la liste serait longue pour toutes les citer….. D’autres, plus anonymes, vécues par de simples mortels, sont toutes aussi vibrantes, au moins pour les acteurs qui la plupart du temps les subissent….
Toutes ces histoires, connus ou inconnus, sont bouleversantes et belles et même si leur dénouement est le plus souvent triste voire tragique, elles retracent la grande aventure de l’Amour humain..
La nonne et le puceau est un poème qui, modestement, s'inscrit dans cette tradition…..
La nonne et le puceau
Comme un ange vêtu d’un fichu de soie moire
La nonne, dans sa piété, au chevet des malades,
S’en allait chaque jour pour dispenser l’espoir
A des âmes souffrantes et aux teintes blafardes.
Avec ses vingt printemps et son visage d’ange,
Elle était un soutien pour tous ses malheureux
Dont la vie essoufflée, suit le chemin étrange
Des longs chemins de croix, cruels et caillouteux
Il avait dix-huit ans et déjà le bourdon
Car sa vie souffreteuse lui montrait le trépas.
Son corps était miné, envahit de poison,
Et dans moins de six mois, la vie le quittera
Je suis toujours puceau, avoua-t-il un jour,
Et mon plus grand regret est d’avoir ignoré
Ce partage des corps offert avec amour
Par deux êtres assoiffés désirant tant s’aimer.
Elle comprit son malheur, lui parla du bonheur,
Qu’il allait découvrir dans la vie d’au-delà
Il lui saisit la main, avec tendre douceur,
Et de ses yeux fiévreux, sans un mot supplia.
Elle revint chaque jour lui porter son soutien
Et leurs deux mains unies, dans une même ferveur
Tardaient à se lâcher, comme si par ce lien
Elle pensait insuffler une force en son cœur
Une nuit de tonnerre, ils commirent le péché,
En unissant leurs corps dans une folle chevauchée.
Dans un état second, par leurs sens emportés,
Ils connurent le bonheur des amants passionnés.
Près de lui, chaque nuit, avec foi, elle revint,
Poussée par une force qui dépasse les humains,
Pour partager sa couche et son triste destin
Dans une fureur de vivre qui atteint le divin.
Quand il ferma les yeux, elle était près de lui,
Reposé, il quitta son monde de douleur,
Son cœur était en pleurs, seulement aujourd’hui
Elle pleurait doublement, son amour et la mort.
Comme un spectre vêtu d’une longue bure noire,
Elle quitta les malades, rejoignit le couvent,
Son cœur était brûlant d’un profond désespoir
Qu’elle voulut mortifier tant il brulait son sang.
Depuis, elle vit recluse, en contemplant les cieux.
Son silence est pour lui autant que pour son Dieu
Car elle porte en son sein la marque de ses yeux
Éblouissant d’amour, langoureux et fiévreux.
Toutes ces histoires, connus ou inconnus, sont bouleversantes et belles et même si leur dénouement est le plus souvent triste voire tragique, elles retracent la grande aventure de l’Amour humain..
La nonne et le puceau est un poème qui, modestement, s'inscrit dans cette tradition…..
La nonne et le puceau
Comme un ange vêtu d’un fichu de soie moire
La nonne, dans sa piété, au chevet des malades,
S’en allait chaque jour pour dispenser l’espoir
A des âmes souffrantes et aux teintes blafardes.
Avec ses vingt printemps et son visage d’ange,
Elle était un soutien pour tous ses malheureux
Dont la vie essoufflée, suit le chemin étrange
Des longs chemins de croix, cruels et caillouteux
Il avait dix-huit ans et déjà le bourdon
Car sa vie souffreteuse lui montrait le trépas.
Son corps était miné, envahit de poison,
Et dans moins de six mois, la vie le quittera
Je suis toujours puceau, avoua-t-il un jour,
Et mon plus grand regret est d’avoir ignoré
Ce partage des corps offert avec amour
Par deux êtres assoiffés désirant tant s’aimer.
Elle comprit son malheur, lui parla du bonheur,
Qu’il allait découvrir dans la vie d’au-delà
Il lui saisit la main, avec tendre douceur,
Et de ses yeux fiévreux, sans un mot supplia.
Elle revint chaque jour lui porter son soutien
Et leurs deux mains unies, dans une même ferveur
Tardaient à se lâcher, comme si par ce lien
Elle pensait insuffler une force en son cœur
Une nuit de tonnerre, ils commirent le péché,
En unissant leurs corps dans une folle chevauchée.
Dans un état second, par leurs sens emportés,
Ils connurent le bonheur des amants passionnés.
Près de lui, chaque nuit, avec foi, elle revint,
Poussée par une force qui dépasse les humains,
Pour partager sa couche et son triste destin
Dans une fureur de vivre qui atteint le divin.
Quand il ferma les yeux, elle était près de lui,
Reposé, il quitta son monde de douleur,
Son cœur était en pleurs, seulement aujourd’hui
Elle pleurait doublement, son amour et la mort.
Comme un spectre vêtu d’une longue bure noire,
Elle quitta les malades, rejoignit le couvent,
Son cœur était brûlant d’un profond désespoir
Qu’elle voulut mortifier tant il brulait son sang.
Depuis, elle vit recluse, en contemplant les cieux.
Son silence est pour lui autant que pour son Dieu
Car elle porte en son sein la marque de ses yeux
Éblouissant d’amour, langoureux et fiévreux.