rivière
Maître Poète
La Nature connait la beauté et la bonté de la Femme
Je marchais chaque jour
à l’acmé du silence
sur
les rives du Baudron,
les épis resplendissaient
au banquet de vie,
les ormeaux baissaient leurs fronts
en ton honneur, ma Muse,
car la Nature connaît
la beauté et la bonté de la Femme,
seule une lyre avivait
par à-coups le faix des heures languissantes.
A notre arrivée ce matin-là
dans notre borde,
tu déclamas, ma Vénérée,
des chants de grâce,
un rouge-gorge
vint auprès de toi,
et chevaucha
les lettres de ta tendresse,
bientôt les forêts du Maine
marchèrent à ta rencontre
et s’agenouillèrent
devant la victoire de ta Gloire,
l’harmonie de tes traits,
et le sacre de ta peau par les alcyons
baignèrent
le feu de ta quiétude,
et depuis lors,
je crie à la face du Monde,
parmi les bourgs et les seigles,
les répons de ta Féminité !
Sophie 839
Je marchais chaque jour
à l’acmé du silence
sur
les rives du Baudron,
les épis resplendissaient
au banquet de vie,
les ormeaux baissaient leurs fronts
en ton honneur, ma Muse,
car la Nature connaît
la beauté et la bonté de la Femme,
seule une lyre avivait
par à-coups le faix des heures languissantes.
A notre arrivée ce matin-là
dans notre borde,
tu déclamas, ma Vénérée,
des chants de grâce,
un rouge-gorge
vint auprès de toi,
et chevaucha
les lettres de ta tendresse,
bientôt les forêts du Maine
marchèrent à ta rencontre
et s’agenouillèrent
devant la victoire de ta Gloire,
l’harmonie de tes traits,
et le sacre de ta peau par les alcyons
baignèrent
le feu de ta quiétude,
et depuis lors,
je crie à la face du Monde,
parmi les bourgs et les seigles,
les répons de ta Féminité !
Sophie 839