jackharris
Nouveau poète
La Muse
La tête dans les mains, je reste à méditer
Imprégnant mon esprit de musique lascive,
Je suis comme endormi à rester sans bouger
Ma pensée cependant demeure encore active.
Ma Muse s’est enfuie et j’attends son retour
Puisqu’elle guidera ma plume vagabonde,
Qui contera, sans doute, une histoire d’amour
Ou bien qui parlera de la terre féconde.
Mais il se peut aussi qu’ayant saisi ma main
Je me trouve contraint d’aller à l’aventure
Pour une heure, ou un soir, ou bien jusqu’à demain,
Le temps ne compte pas pour cette créature.
Chaque fois qu’elle vient, je la suis sans broncher
Car je sais que, vraiment, en elle, j’ai confiance,
S’il n’en était ainsi, je pourrais la blesser
Ce qui créerait, dès lors, entre nous la méfiance.
Ô ne crains rien ma Muse et je peux t’assurer
Que tu es à mes yeux mon unique maîtresse ;
Reviens-moi, je t’en prie, car je dois avouer
Que quand tu n’es pas là je suis dans la détresse.
Je sens contre mon corps comme un souffle divin
Qui vient me caresser en émouvant mon âme,
Le bonheur monte en moi, te revoilà enfin!
Je me désespérais, je pressentais un drame.
C’est vrai qu’un court instant, j’ai ressenti la peur
De perdre pour toujours ma douce inspiratrice,
Ô Muse, évite-moi une telle frayeur
Le poète est souvent si près du précipice.