Legende
Nouveau poète
La mort du lys
Sous le saule-pleureur coule la belle eau claire,
Où se mire la fleur revêtue de pâleur,
Qui incline vers l’onde une âme solitaire
Et sa blanche corolle au jour et sa lueur.
Et ses pétales dansent au doux chant de la bise,
Jouant ses arpèges dans les ruisseaux céladon,
Gouttant sur le miroir dont le reflet se brise,
Et laisse au Lys amer son cœur à l’abandon.
Morne et sombre séjour, terrestre solitude,
En ce royaume fanent et tombent ses pétales.
Sur la berge le lys pleure sa lassitude,
S’offrant à l’onde claire et ses paumes létales.
Et sur le verre, où glisse immaculé le cygne,
Le symbole des rois navigue sur le flot,
Avant que de sombrer, vaincu mais toujours digne,
Dans les abimes noirs de l’humide tombeau.
Sous le saule-pleureur coule la belle eau claire,
Où se mire la fleur revêtue de pâleur,
Qui incline vers l’onde une âme solitaire
Et sa blanche corolle au jour et sa lueur.
Et ses pétales dansent au doux chant de la bise,
Jouant ses arpèges dans les ruisseaux céladon,
Gouttant sur le miroir dont le reflet se brise,
Et laisse au Lys amer son cœur à l’abandon.
Morne et sombre séjour, terrestre solitude,
En ce royaume fanent et tombent ses pétales.
Sur la berge le lys pleure sa lassitude,
S’offrant à l’onde claire et ses paumes létales.
Et sur le verre, où glisse immaculé le cygne,
Le symbole des rois navigue sur le flot,
Avant que de sombrer, vaincu mais toujours digne,
Dans les abimes noirs de l’humide tombeau.