rivière
Maître Poète
La mer arbres murmure des gémissements saccadés
La mer des arbres murmure au monde par à-coups
des gémissements saccadés sous la force du souffle,
les lucioles et les pierreries de lune illuminent les prés,
je goûte l’harmonie de mes pas.
des gémissements saccadés sous la force du souffle,
les lucioles et les pierreries de lune illuminent les prés,
je goûte l’harmonie de mes pas.
J’erre maintenant parmi la splendeur de la rosée,
parmi les citadelles d’infini,
l’essaim de mes escarpins,
et le crissement de mes bas de soie rompent
parmi les citadelles d’infini,
l’essaim de mes escarpins,
et le crissement de mes bas de soie rompent
la Grâce du silence.
Tu dors encore, ô ma Suzeraine, ma divine,
épuisée par les joutes d’amour que tu m’as dispensées
dessus notre couche d’ivoire,
Tu dors encore, ô ma Suzeraine, ma divine,
épuisée par les joutes d’amour que tu m’as dispensées
dessus notre couche d’ivoire,
des langueurs de douceur m’envahissent,
je chemine, adossée à l’émoi de l’été.
Je suis devenue poétesse
depuis que tu m’as enseigné
je chemine, adossée à l’émoi de l’été.
Je suis devenue poétesse
depuis que tu m’as enseigné
les secrets des prêtresses de Mytilène
et l’ivresse de nos nudités païennes, les champs d’asphodèles
se courbent à la délicatesse de mes escarpins.
Savourons sans cesse la volupté divine d’être seules,
et l’ivresse de nos nudités païennes, les champs d’asphodèles
se courbent à la délicatesse de mes escarpins.
Savourons sans cesse la volupté divine d’être seules,
et rejetons les hommes, ces importuns,
qui veulent dominer le monde.
Le vin des étoiles salue ma courte courte de lin,
ma royale beauté s’extasie devant les flammes de l’aube
qui veulent dominer le monde.
Le vin des étoiles salue ma courte courte de lin,
ma royale beauté s’extasie devant les flammes de l’aube
qui pointe à l’horizon,
j’inscris alors sur la sainteté de ma peau,
sur l’onde des océans, sur les paroisses des forêts,
des sonnets d’envie.
j’inscris alors sur la sainteté de ma peau,
sur l’onde des océans, sur les paroisses des forêts,
des sonnets d’envie.
Je vais revenir dans notre borde,
puis, nue contre toi, je te guiderai, au corps-à-corps,
vers les plaines de la Luxure,
je bénirai
puis, nue contre toi, je te guiderai, au corps-à-corps,
vers les plaines de la Luxure,
je bénirai
tes seins de majesté contre les miens durcis de Désir,
je vendangerai les offrandes de ton lait de sève,
puis, face au soleil de ta Fourrure
tu deviendras mienne à jamais !
je vendangerai les offrandes de ton lait de sève,
puis, face au soleil de ta Fourrure
tu deviendras mienne à jamais !
Sophie Rivière