La MARINE
L'amour commence par l'amour . Et l'on ne saurait passer de la plus forte amitié qu'à un faible amour.
L'amour a besoin des yeux, comme la pensée a besoin de la mémoire.
L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu.
Les mots d'esprit laissent incrédule
Car le coeur est trop animal
Mieux qu'apostrophe et point virgule
Il a compris le point final.
Serge Gainsbourg (Les Mots Inutiles)
Noël et la douce Marine
Ont pris l'habitude de discuter
D'eux, de la vie, de tout ou presque ;
Jour après jour, plus proches, plus complices.
Maintenant dès que Marine
Est en vue, Noël accélère le pas
En lévitation sur le chemin,
Son coeur pudique cavale
De l'enfer au paradis
Et du paradis en enfer.
S'accrochant au bleu de ses yeux
Pour y chercher un ancrage .
Avec déjà, en tête, le souvenir
De leurs prochains premiers baisers,
De leurs premières étreintes .
Il l'admire trop et mire son regard
En quête d'un retour de flamme,
D'une toute petite lueur d'espoir.
Mais cet éclair n'est jamais apparu.
Les marguerites, même, étaient très partagées,
En pirate, il tanguait vers elle pour aborder :
SA QUESTION,Ont pris l'habitude de discuter
D'eux, de la vie, de tout ou presque ;
Jour après jour, plus proches, plus complices.
Maintenant dès que Marine
Est en vue, Noël accélère le pas
En lévitation sur le chemin,
Son coeur pudique cavale
De l'enfer au paradis
Et du paradis en enfer.
S'accrochant au bleu de ses yeux
Pour y chercher un ancrage .
Avec déjà, en tête, le souvenir
De leurs prochains premiers baisers,
De leurs premières étreintes .
Il l'admire trop et mire son regard
En quête d'un retour de flamme,
D'une toute petite lueur d'espoir.
Mais cet éclair n'est jamais apparu.
Les marguerites, même, étaient très partagées,
En pirate, il tanguait vers elle pour aborder :
Avec tant d’hésitations.
Elle l'aimantait trop ; à en perdre
le nord, à être déboussolé,
Balloté par l'écume
de ses jours et de ses nuits.
Bateau ivre de son sentiment
Sans attache, à la dérive
Avant l'échouage sur les récifs,
Noël saborda son vaisseau ;
Prit l'annexe, c'était mieux pour eux deux,
Et débarqua au crépuscule d'un sombre soir .
Il se jeta à l'eau en bout de taquet :
Avec la crainte
S'il avait dévoilé
Cette vague déferlante
d'amour fou qui pouvait les briser,
Prisonnière de sa peur
Ou lucide face au danger,
Elle n'aurait plus voulu le voir :
Malheureux etElle l'aimantait trop ; à en perdre
le nord, à être déboussolé,
Balloté par l'écume
de ses jours et de ses nuits.
Bateau ivre de son sentiment
Sans attache, à la dérive
Avant l'échouage sur les récifs,
Noël saborda son vaisseau ;
Prit l'annexe, c'était mieux pour eux deux,
Et débarqua au crépuscule d'un sombre soir .
Il se jeta à l'eau en bout de taquet :
Avec la crainte
S'il avait dévoilé
Cette vague déferlante
d'amour fou qui pouvait les briser,
Prisonnière de sa peur
Ou lucide face au danger,
Elle n'aurait plus voulu le voir :
Humilié,
C'était trop pour sa fierté.
Dans la mémoire de Marine,
Gravée à l'encre de Chine,
Il voulait lui laisser l’empreinte
D’une image vraiment indélébile,
Et ainsi il partirait la tête haute
Avec le coeur à marée basse.
Pourvu, qu'elle soit heureuse,
Sans lui, faute de pouvoir l'être avec ;
Pourvu qu'elle ne l'oubli jamais,
JAMAIS !!!
Noël un vague air suicidaire,
Complètement torturé,
Le regard perdu vers l'horizon
La gorge totalement nouée
Redoutant l'effet d'une annonce inverse,
Largua cette phrase brève toute mal arrimée
à Marine, des mots dits à contre coeur ;
formés de syllabes lames de rasoirs,
TRANCHANTES
Qui déchirent les tripes :
« - Je préfère qu'on ne se voit plus ! »
Marine interloquée le trouvant pâle
- « Tu es malade ?
....Tu es un type bizarre ! »
Comme s'il n'avait rien entendu,
Après un court instant de silence,
Sous le choc, il tourna les talons
Et s'arracha avant même qu'elle
Ait eu le temps de comprendre.
« - Adieu MARINE!....je ....t' ai..... »
Il voyait Marine belle, si belle
Belle à en dépérir, belle à en périr.
Il prit le large, presque suffoquant
Le coeur sanglant
Avant de devenir « barge »
Balayé par cette passion,
Avant qu'un souffle puissant
NE L'EMPORTEC'était trop pour sa fierté.
Dans la mémoire de Marine,
Gravée à l'encre de Chine,
Il voulait lui laisser l’empreinte
D’une image vraiment indélébile,
Et ainsi il partirait la tête haute
Avec le coeur à marée basse.
Pourvu, qu'elle soit heureuse,
Sans lui, faute de pouvoir l'être avec ;
Pourvu qu'elle ne l'oubli jamais,
JAMAIS !!!
Noël un vague air suicidaire,
Complètement torturé,
Le regard perdu vers l'horizon
La gorge totalement nouée
Redoutant l'effet d'une annonce inverse,
Largua cette phrase brève toute mal arrimée
à Marine, des mots dits à contre coeur ;
formés de syllabes lames de rasoirs,
TRANCHANTES
Qui déchirent les tripes :
« - Je préfère qu'on ne se voit plus ! »
Marine interloquée le trouvant pâle
- « Tu es malade ?
....Tu es un type bizarre ! »
Comme s'il n'avait rien entendu,
Après un court instant de silence,
Sous le choc, il tourna les talons
Et s'arracha avant même qu'elle
Ait eu le temps de comprendre.
« - Adieu MARINE!....je ....t' ai..... »
Il voyait Marine belle, si belle
Belle à en dépérir, belle à en périr.
Il prit le large, presque suffoquant
Le coeur sanglant
Avant de devenir « barge »
Balayé par cette passion,
Avant qu'un souffle puissant
Dans un raz de marée
Qui n'épargnerait pas Marine.
Plutôt que de s'entailler les veines,
Noël mit les voiles et partit noyer
Son désespoir dans les bars à marins.
A quoi bon dépérir,
Il faut tuer ses désirs,
Vomir ses souvenirs,
Ne pas rester croupir,
Il faut fuir, FUIR !
Réfréner ses désirs.
Pour quel avenir ?
IL SE PENDITQui n'épargnerait pas Marine.
Plutôt que de s'entailler les veines,
Noël mit les voiles et partit noyer
Son désespoir dans les bars à marins.
A quoi bon dépérir,
Il faut tuer ses désirs,
Vomir ses souvenirs,
Ne pas rester croupir,
Il faut fuir, FUIR !
Réfréner ses désirs.
Pour quel avenir ?
aux cous de bien d'autres douces
et tendres pour quelques billets :
Voguant toujours à la dérive
Vers des « amours » éphémères,
Pour tenter dans chaque port
D’oublier son puissant remord.
Pour soigner son vague à l'âme
Dans l'espace, dans le temps,
Noël épousa la mer,
En fusiller marin.
D'escales en escales toujours
En cavale pour oublier
Sa fortune de mer :
« Sa » Marine !
Texte déposé
oOo
Aimer sans être aimé, c'est vouloir allumer une cigarette avec une allumette déjà éteinte.et tendres pour quelques billets :
Voguant toujours à la dérive
Vers des « amours » éphémères,
Pour tenter dans chaque port
D’oublier son puissant remord.
Pour soigner son vague à l'âme
Dans l'espace, dans le temps,
Noël épousa la mer,
En fusiller marin.
D'escales en escales toujours
En cavale pour oublier
Sa fortune de mer :
« Sa » Marine !
Texte déposé
oOo
G Sand
L'amour commence par l'amour . Et l'on ne saurait passer de la plus forte amitié qu'à un faible amour.
La Bruyère
L'amour a besoin des yeux, comme la pensée a besoin de la mémoire.
Proverbe français
Les gens qui aiment ne doute de rien ou doute de tout.Balzac
En amour, on dit souvent très mal ce qu'on a bien pensé.Marcel Deroissic
L'absence diminue les médiocres passions et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies et allume le feu.
Proverbe français
Les mots d'esprit laissent incrédule
Car le coeur est trop animal
Mieux qu'apostrophe et point virgule
Il a compris le point final.
Serge Gainsbourg (Les Mots Inutiles)