Anchora
Maître Poète
Tel le nourrisson en pleine famine,
Tu pleures tes reliques bazardées,
Tels les pétales du pissenlit soufflés
Dans un vœu solennel et secret,
Et non la fin de l’illustre pièce de théâtre.
Ô Titanic, fonce vers le grand iceberg !
Coule dans ce vaseux ciel terrestre,
Emporte tout dans le cimetière marin.
Ce statut social, monté pièce par pièce
De tes mains aux 20 bagues chryséléphantines,
Baigne aussi notre chambre à coucher
De son halo vermeil superbement aveuglant,
Et m’étrangle dans mon bienheureux songe.
Brûle, ô chambre rose aux 10 tourments,
Avec ton king-size au dais démodé,
Qu’il ne reste rien de nos ébats stériles !
Tu habites cet îlot, ce château de cartes,
Dessiné par ton imagination prolifique,
Comme tu te plais tant à le dire à tous
Dans ce quartier pourtant populaire.
Tes graffitis marquent la Tour Eiffel.
Hurle, ô ouragan ! Lambe la carte Toison d’or !
Gobe tous ces immenses autoportraits
Qui polissent d’orgueil les murs.
Rayon de soleil qui s’épanouit dans la masse noire,
Ravissant les âmes, captivant curieux et envieux,
Enchanteur de l’esprit et de l’éclat du rire...
Dame de cour ou bouffon du roi ?
Prince aux mille et un visages à l’extérieur.
Ô rats du faubourg et des champs, déposez les armes !
Dansez, joyeux, à ces glorieux banquets,
Accompagnés de la vierge de la peste.
Dans cette porcelaine saupoudrée de carat
Déborde un caviar gras et frais,
Savouré par des lèvres dites saintes.
Je suis le sombre, sobre, disgracieux
Qui osa picorer ces diamants noirs.
Ô ma majestueuse aux pattes poilues,
Vole librement sur cette gastronomie ;
Contamine, sois féconde et multiplie tout.
Depuis le début, je n’étais qu’une larve solitaire
Qui rampait vers un lieu reculé, tranquille,
Pour s’enclore dans son cocon, puis fut capturée.
Nécessaire à l’expansion de ton olympe,
Traînée dans les fers à l’abri de l’œil-monde...
Devant ta sainteté souveraine impitoyable,
Je devais donner une mue spectaculaire,
Validant la projection de ta stature.
Dans ton interminable couloir aux trophées,
Où tu fais chaque jour ton inventaire,
Finalement, au lieu du Chrysiridia ripheus,
Je suis devenu le Creatonotos gangis,
Jeté dans la pièce des bizarreries.
Car dans ta magnifique bonté névrotique
D’artiste, tu ne jettes rien, même l’affreux ;
Tu façonnes, attendant la sainte reconnaissance.
Alors, voyant aujourd’hui la crue
Qui noie la presqu'île aux crocodiles,
De ton regard feint, qui mendie la pitié
Pour des reliques bazardées, ô immaculée,
J’expectore, noblement ma prière salivaire
Sur ton buste massif en or sanctifié...
Et les nombreux diamants noirs volés
À l’esturgeon céleste.
Tu pleures tes reliques bazardées,
Tels les pétales du pissenlit soufflés
Dans un vœu solennel et secret,
Et non la fin de l’illustre pièce de théâtre.
Ô Titanic, fonce vers le grand iceberg !
Coule dans ce vaseux ciel terrestre,
Emporte tout dans le cimetière marin.
Ce statut social, monté pièce par pièce
De tes mains aux 20 bagues chryséléphantines,
Baigne aussi notre chambre à coucher
De son halo vermeil superbement aveuglant,
Et m’étrangle dans mon bienheureux songe.
Brûle, ô chambre rose aux 10 tourments,
Avec ton king-size au dais démodé,
Qu’il ne reste rien de nos ébats stériles !
Tu habites cet îlot, ce château de cartes,
Dessiné par ton imagination prolifique,
Comme tu te plais tant à le dire à tous
Dans ce quartier pourtant populaire.
Tes graffitis marquent la Tour Eiffel.
Hurle, ô ouragan ! Lambe la carte Toison d’or !
Gobe tous ces immenses autoportraits
Qui polissent d’orgueil les murs.
Rayon de soleil qui s’épanouit dans la masse noire,
Ravissant les âmes, captivant curieux et envieux,
Enchanteur de l’esprit et de l’éclat du rire...
Dame de cour ou bouffon du roi ?
Prince aux mille et un visages à l’extérieur.
Ô rats du faubourg et des champs, déposez les armes !
Dansez, joyeux, à ces glorieux banquets,
Accompagnés de la vierge de la peste.
Dans cette porcelaine saupoudrée de carat
Déborde un caviar gras et frais,
Savouré par des lèvres dites saintes.
Je suis le sombre, sobre, disgracieux
Qui osa picorer ces diamants noirs.
Ô ma majestueuse aux pattes poilues,
Vole librement sur cette gastronomie ;
Contamine, sois féconde et multiplie tout.
Depuis le début, je n’étais qu’une larve solitaire
Qui rampait vers un lieu reculé, tranquille,
Pour s’enclore dans son cocon, puis fut capturée.
Nécessaire à l’expansion de ton olympe,
Traînée dans les fers à l’abri de l’œil-monde...
Devant ta sainteté souveraine impitoyable,
Je devais donner une mue spectaculaire,
Validant la projection de ta stature.
Dans ton interminable couloir aux trophées,
Où tu fais chaque jour ton inventaire,
Finalement, au lieu du Chrysiridia ripheus,
Je suis devenu le Creatonotos gangis,
Jeté dans la pièce des bizarreries.
Car dans ta magnifique bonté névrotique
D’artiste, tu ne jettes rien, même l’affreux ;
Tu façonnes, attendant la sainte reconnaissance.
Alors, voyant aujourd’hui la crue
Qui noie la presqu'île aux crocodiles,
De ton regard feint, qui mendie la pitié
Pour des reliques bazardées, ô immaculée,
J’expectore, noblement ma prière salivaire
Sur ton buste massif en or sanctifié...
Et les nombreux diamants noirs volés
À l’esturgeon céleste.
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