janu
Maître Poète
Je l’avais sous les yeux la maison de mes rêves
Immense maison blanche ne servant que l’été
Le reste de l’année, quelques intrusions brèves
Avec propriétaires et amis invités
Je l’avais visitée cela m’avait marqué
Et sa disposition en moi était restée
Nourrissant mes fantasmes elle me faisait rêver
Mais je ne m’y voyais qu’avec ma Dulcinée
Durant ces jours d’hiver j’en faisais un palais
Où plein de serviteurs sous nos yeux s’activaient
Sur des tapis couchés avec ma tendre amie
Nous mangions des loukoums et des pâtisseries
Dans la vaste chambre un lit à baldaquin
Comme devait posséder l’empereur Charles Quint
Nous on s’y prélassait à longueur de journée
En toute discrétion sous voilures ajourées
Parfois le grand jardin se revêtait de fleurs
Parterres à la Watteau avec merles siffleurs
Nous nous y promenions à deux sous la futaie
Un calme lénifiant, une ambiance feutrée
Nous étions face au large depuis les baies vitrées
Et y rêvions à deux, silhouettes enlacées
Déjà prémonitoire je devais la quitter
Pour reprendre la mer et aller guerroyer
Pirate il me fallait assurer la prébende
De tout mon gynécée ce qui souvent demande
De laisser son Palais et de partir au loin
Pour des combats dignes de corsaires malouins…
Jan
Immense maison blanche ne servant que l’été
Le reste de l’année, quelques intrusions brèves
Avec propriétaires et amis invités
Je l’avais visitée cela m’avait marqué
Et sa disposition en moi était restée
Nourrissant mes fantasmes elle me faisait rêver
Mais je ne m’y voyais qu’avec ma Dulcinée
Durant ces jours d’hiver j’en faisais un palais
Où plein de serviteurs sous nos yeux s’activaient
Sur des tapis couchés avec ma tendre amie
Nous mangions des loukoums et des pâtisseries
Dans la vaste chambre un lit à baldaquin
Comme devait posséder l’empereur Charles Quint
Nous on s’y prélassait à longueur de journée
En toute discrétion sous voilures ajourées
Parfois le grand jardin se revêtait de fleurs
Parterres à la Watteau avec merles siffleurs
Nous nous y promenions à deux sous la futaie
Un calme lénifiant, une ambiance feutrée
Nous étions face au large depuis les baies vitrées
Et y rêvions à deux, silhouettes enlacées
Déjà prémonitoire je devais la quitter
Pour reprendre la mer et aller guerroyer
Pirate il me fallait assurer la prébende
De tout mon gynécée ce qui souvent demande
De laisser son Palais et de partir au loin
Pour des combats dignes de corsaires malouins…
Jan