Je me souviens de ces mains.
Des mains douces et profilées.
Qui tenaient une autre main,
Pour, à deux, être accompagné.
Je me souviens de ces mains.
Fines et joliment doigtés
Qui étaient là tous les matins
Fidèles et présentent à chaque journée
Jamais elles n’avaient frappé
Ni même frôlés mes joues
Jamais elles n’avaient lâché,
Laché-prise de mes yeux, mes bijoux
MAIS
Aujourd’hui, c’est un homme
Qui vous écrit, à la place d’une mère.
Accompagné d’un petit bonhomme
Pour parler des mains d’un mari d’un père.
Les mains d’un mari d’un père blessées
Par tant d’incertitude
Les mains d’un père, aux yeux cernés
Qui en prend l’habitude.
L’habitude, avec ces mains habiles
D’écrire des pensées.
Des pensées et tracas, source de bile
A tout moment de la journée
Quelle drole de main, elle a saisi
Car elle était trop malheureuse.
Quelle idée, lui pris
De saisir celle de la faucheuse
…
Des mains douces et profilées.
Qui tenaient une autre main,
Pour, à deux, être accompagné.
Je me souviens de ces mains.
Fines et joliment doigtés
Qui étaient là tous les matins
Fidèles et présentent à chaque journée
Jamais elles n’avaient frappé
Ni même frôlés mes joues
Jamais elles n’avaient lâché,
Laché-prise de mes yeux, mes bijoux
MAIS
Aujourd’hui, c’est un homme
Qui vous écrit, à la place d’une mère.
Accompagné d’un petit bonhomme
Pour parler des mains d’un mari d’un père.
Les mains d’un mari d’un père blessées
Par tant d’incertitude
Les mains d’un père, aux yeux cernés
Qui en prend l’habitude.
L’habitude, avec ces mains habiles
D’écrire des pensées.
Des pensées et tracas, source de bile
A tout moment de la journée
Quelle drole de main, elle a saisi
Car elle était trop malheureuse.
Quelle idée, lui pris
De saisir celle de la faucheuse
…