consty91
Nouveau poète
J'suis parti un soir après minuit
Avec pour seul bagage une étoile qui luit,
L'étoile d'un rêve plus grand que le Togo.
Un rêve bien loin, mais qui s'annoncait déjà si beau.
Et j'suis arrivé un matin vers huit heures
Le regard curieux, sous un soleil sans chaleur.
Devant moi filait un long chemin tordu
Je l’ai suivi, tout confiant, sans peur de ses pièges ardus.
Au début, la nostalgie me taquinait souvent
Mais sans m'empêcher d'aller de l'avant
Car j'étais jeune, courageux, et ambitieux.
J'avais le sang chaud, et du génie plein les yeux.
Jour après jour, j'ai aplati des montagnes
Ma devise était simple : "Tu gagnes ou tu gagnes ! "
Nuit après nuit, j'ai construit mes victoires
J’ai dompté mes ennemis, comme un champion notoire.
Mais les temps sont devenus beaucoup plus durs
Je gardais la tête haute, comme un brave, comme un dur
Mais je sentais bien qu’au fond de moi le moral caillait
Certains soirs j'ai bien cru voir mes espoirs dérailler.
Puis un jour j'ai cru voir le bout du tunnel
J'ai cru apercevoir mon premier costard professionnel
Seulement, ce n’était qu’une grosse illusion
Très belle, mais furtive comme une vision.
Car j’ai plongé dans la piscine d’une autre réalité
Un monde où personne ne m’a jamais dit la vérité.
On m’a montré la porte d’un grand bureau
Et j’ai souri, en pensant à mon futur nouveau boulot.
Mais c’est un monsieur fort dodu, aux tempes grisonnantes
Qui m'a écouté parler, avec une attention peu séduisante
Puis il a promis de me rappeler « dès que possible ».
J’ai attendu son appel, en le guettant comme une cible.
- Mais rien -
J’suis retourné le voir à une centaine de reprises
Comme un croyant compulsif allant visiter l’église
Il a du se lasser de me voir chaque matin dans ses parages
Car un jour il m’a balancé mes CV au visage.
Et c’est là qu’on s’est embrouillé à mort
J’ai essayé de lui tenir tête, d’être le plus fort
Je lui ai dit que je n’allais pas gober ses élucubrations
J’ai bien le droit d’avoir moi aussi une profession !
Il m'a dit :"Ecoute jeune homme, j'suis pas un magicien d'Etat
Comprend que j'ai pas pu te concocter un meilleur plat
Alors tu fermes ta gueule, et tu avales !
Après tout, t'es un p* d'homme, t'as qu'à garder le moral !"
Depuis ce jour, j’ai parcouru des centaines de couloirs
J’ai cherché ça et là, j’ai creusé du matin au soir.
Mais je n’ai jamais pu sortir de ce labyrinthe
Je vais et je viens, seul avec mon verre d’absinthe.
Si depuis mes pensées sont souvent habillées en noir,
Je n'ai pas sympathisé avec le Démon et ses Evangiles noirs
C'est juste que parfois, j'ai envie d'épouser la mort
Avec elle, passer mes nuits ailleurs que dehors.
Je m'appelle Gaspard, je suis un avorton gouvernemental
Une tête en or, mais un cerveau sans mental
Hier encore on m'appelait Gaspard le crack !
Aujourd'hui je ne suis qu'un pauvre solitaire qui craque !
Avant hier j’étais de la crème de la crème
Aujourd'hui, j'erre sur les sentiers de la bohème
Si vous me croisez dans la rue, me prenez pas pour un fou
J’écris des poèmes, je philosophe, mais c’est tout.
Car je suis Gaspard, un avorton gouvernemental
Une tête en or, mais un cerveau sans mental
Hier encore on m'appelait Gaspard le crack !
Aujourd'hui je ne suis qu'un pauvre solitaire qui craque
Avec pour seul bagage une étoile qui luit,
L'étoile d'un rêve plus grand que le Togo.
Un rêve bien loin, mais qui s'annoncait déjà si beau.
Et j'suis arrivé un matin vers huit heures
Le regard curieux, sous un soleil sans chaleur.
Devant moi filait un long chemin tordu
Je l’ai suivi, tout confiant, sans peur de ses pièges ardus.
Au début, la nostalgie me taquinait souvent
Mais sans m'empêcher d'aller de l'avant
Car j'étais jeune, courageux, et ambitieux.
J'avais le sang chaud, et du génie plein les yeux.
Jour après jour, j'ai aplati des montagnes
Ma devise était simple : "Tu gagnes ou tu gagnes ! "
Nuit après nuit, j'ai construit mes victoires
J’ai dompté mes ennemis, comme un champion notoire.
Mais les temps sont devenus beaucoup plus durs
Je gardais la tête haute, comme un brave, comme un dur
Mais je sentais bien qu’au fond de moi le moral caillait
Certains soirs j'ai bien cru voir mes espoirs dérailler.
Puis un jour j'ai cru voir le bout du tunnel
J'ai cru apercevoir mon premier costard professionnel
Seulement, ce n’était qu’une grosse illusion
Très belle, mais furtive comme une vision.
Car j’ai plongé dans la piscine d’une autre réalité
Un monde où personne ne m’a jamais dit la vérité.
On m’a montré la porte d’un grand bureau
Et j’ai souri, en pensant à mon futur nouveau boulot.
Mais c’est un monsieur fort dodu, aux tempes grisonnantes
Qui m'a écouté parler, avec une attention peu séduisante
Puis il a promis de me rappeler « dès que possible ».
J’ai attendu son appel, en le guettant comme une cible.
- Mais rien -
J’suis retourné le voir à une centaine de reprises
Comme un croyant compulsif allant visiter l’église
Il a du se lasser de me voir chaque matin dans ses parages
Car un jour il m’a balancé mes CV au visage.
Et c’est là qu’on s’est embrouillé à mort
J’ai essayé de lui tenir tête, d’être le plus fort
Je lui ai dit que je n’allais pas gober ses élucubrations
J’ai bien le droit d’avoir moi aussi une profession !
Il m'a dit :"Ecoute jeune homme, j'suis pas un magicien d'Etat
Comprend que j'ai pas pu te concocter un meilleur plat
Alors tu fermes ta gueule, et tu avales !
Après tout, t'es un p* d'homme, t'as qu'à garder le moral !"
Depuis ce jour, j’ai parcouru des centaines de couloirs
J’ai cherché ça et là, j’ai creusé du matin au soir.
Mais je n’ai jamais pu sortir de ce labyrinthe
Je vais et je viens, seul avec mon verre d’absinthe.
Si depuis mes pensées sont souvent habillées en noir,
Je n'ai pas sympathisé avec le Démon et ses Evangiles noirs
C'est juste que parfois, j'ai envie d'épouser la mort
Avec elle, passer mes nuits ailleurs que dehors.
Je m'appelle Gaspard, je suis un avorton gouvernemental
Une tête en or, mais un cerveau sans mental
Hier encore on m'appelait Gaspard le crack !
Aujourd'hui je ne suis qu'un pauvre solitaire qui craque !
Avant hier j’étais de la crème de la crème
Aujourd'hui, j'erre sur les sentiers de la bohème
Si vous me croisez dans la rue, me prenez pas pour un fou
J’écris des poèmes, je philosophe, mais c’est tout.
Car je suis Gaspard, un avorton gouvernemental
Une tête en or, mais un cerveau sans mental
Hier encore on m'appelait Gaspard le crack !
Aujourd'hui je ne suis qu'un pauvre solitaire qui craque