OLIVIERW
Maître Poète
La Lune amoureuse,
C'est au cours d'une nuit que la Lune gibbeuse
Qui près de la Terre est devenue amoureuse
Un hasardeux météore au regard de braise
La frôla de si près la mettant mal à l'aise.
La belle se pâme de joie, rougit, sourit
A l'audacieux, comme la chauve-souris
Le beau galant s'approche dans un grand silence
Vers Artémis avec un peu de nonchalance.
Et Sélène ouvre son cœur au Casanova
Ma pauvre amie, tu n'as pas les bras de Shiva
Comment pourrais-tu m'attraper, moi, un bolide
A la queue de glace et qui n'est pas solide !
Ondine,
C'est dans le miroir cristallin d'un lac d'Ecosse
Que j'ai vu l'ondine des eaux, belle inconnue
J'ai croisé ton regard et mon cœur trop précoce
A succomber à ta beauté, à ta venue !
Parcourant les terres blanches de la Baltique
Je t'ai recherchée ardemment, ma belle déesse
Et je suis arrivé sur les côtes celtiques
Au pays du Roi Arthur et des druidesses.
Je suis ton Lancelot du lac et ton Gauvain
Le preux chevalier au service de l'amour
Je déclame mes vers, les mots ne sont pas vains
Un texte courtois est plus beau qu'un long discours !