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La lumière de ton pertuis

rivière

Maître Poète
La lumière de ton pertuis

L’aurore effleurait ta longue chevelure brune
où se répandait
la soie de ton innocence,

ô ma Vénérée, ma blanche douceur,
les bocages s’écartaient
au vent de tes pas,

les pétales des roses se déployaient
dans l’ombre du silence,
tandis que dans les airs montait le sourire des arondes.

Le chapelet des heures s’écoulait, languissant,
tandis que le gonfanon de ta chevelure
voletait parmi les orgues du vent,

ta robe soulignait
l’arrogance de tes seins haut plantés
qui bougeaient à chacun de tes mouvements,

j’aimais l’urne de tes hanches,
et le continent de ton corps
où régnaient l’impudique hermine de ton pertuis,

et la lumière de notre Désir.
Chaque jour,
ma langue et mes paumes s’égaraient

parmi les rivages de ta nudité,
parmi les fleurs de ta Beauté,
parmi la fontaine de ta Grâce,

tu étais si belle
que les oiseaux, les arbres,
et tous les animaux te révéraient,

ô mon Impératrice de liesse,
la mort t’a emportée voilà peu,
mais cependant, je sais que je te retrouverai, et

que comme auparavant,
nous fêterons
les jouissances voluptueuses de la Féminité !

Sophie Rivière
 
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