La longue marche...
Ô! père je me souviens d'une histoire,
Celle que maman aimait à raconter...
C'était au temps des grands espoirs,
Un homme sans moyens prit le train...
Pour rejoindre son plus grand amour.
Il était beau, jeune et plein d'entrain,
Il avait juste dix huit ans en ce jour...
Il en rêvait de ce grand retour au pays
Mais savait aussi qu'il devrait affronter
Le gel de la blanche et rude intempérie,
Quarante centimètres étaient annoncés...
Dans les fumées opaques de cette gare,
Il cherchait son chemin avec fébrilité...
A la sortie de ces interminables hangars,
Pas le moindre transport pour continuer...
Jetant sur son dos un maigre baluchon,
Avec courage, il commençât son voyage,
Il avait neigé toute la nuit, son accordéon
Sur le dos était son plus précieux bagage...
Il traversât la campagne, un vent neigeux
Lui cinglait le visage, la neige aux genoux
Il marchât, marchât et son dos douloureux
Ployait sous la charge mais il était heureux...
Il choisit les blancs chemins de traverse,
Marchant tout en pensant au doux trésor
Qui l'attendait, bravant la grosse averse
De neige et ce grand froid venu du Nord...
Enfin d'après-midi, on entendit un homme
Qui frappait à la porte, c'était toi mon père,
Tu avais cher Papa, accompli en somme,
Le pèlerinage de l'amour pour notre mère...
(A mes parents )
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