• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

LA LIONNE et LE VIEUX TIGRE

georgesadriun1

Nouveau poète
LA LIONNE ET LE VIEUX TIGRE
Clopin clopan sur les chemins
Pierreux, l’été dans la chaleur,
Ou encore sous le crachin,
Le vieux tigre blessé à cœur,
Reclus sur une terre, où,
Il semble errer, perdu, exclu, le vieux fou…

Il est prisonnier de cette lionne qui a croisé sa vie,
Il y a quelques années ;
Ça paraît déjà une éternité,
La magnifique lionne a recommencé sa vie,
Après l’avoir brisé, écrasé, lapidé, oublié, répudié
De son dédain, le tigre ne s’en n’est pas remis…

Le félin a repris sa vagabonde solitaire, nu
Il occulte sa mémoire,
Encloitre dans sa tête, son histoire,
Il marche, va dans un autre monde inconnu,
Sans plus rien, de lui reconnaître,
Comme un fantôme, seul sans plus de maître…

La lionne ingrate, virtuelle et superficielle,
Fière de son courage et de sa rebelle
Fugue dans ce monde impitoyable,
S’es tapie dans l’immense forêt impénétrable
Pour ne plus entendre, lire ou voir,
Tous les rugissements de douleur et de chagrin du tigre, pitoyable…

Pourtant, la lionne s’est comportée en galante,
Auprès du tigre blessé sur une croisée trébuchante
De la vie ; rejeté dans une clairière d’exclusion et d’épouvante,
Le tigre s’est accroché à la douce patte tendue secourable,
De la majestueuse jolie lionne, devenue pour lui, vénérable,
Sa dévotion et sa vénération pour la féline reine ; pour la vie incurables…

Alors le tigre erre, sur les chemins de la vie,
Il survit le jour, attend que vienne la nuit,
Du cœur et de l’âme, il cherche désespérément a frôlé la douce patte
De la lionne qui s’est enfuie des chemins de sa vie,
Il ne rit plus, n’a plus de larmes, ni ne cri,
Le tigre avance, Clopin clopan, il attend la lionne, son amie…
Il sait bien lui, pour la retrouver, qu’il peut attendre toute sa vie…

Georges Adrien Paradis le 03 octobre 2010 LIMOUX à 16h30
 
Retour
Haut