lilionne
Nouveau poète
Je me suis éveillée
La plaine était rouge,
Un matin d'été,
Où plus rien ne bouge.
Un homme fatigué
Se tourna vers moi,
Dit de sa voix éraillée
Regarde autour de toi.
Des cadavres un peu partout,
Jonchaient l'herbe autrefois verte
Et moi au milieu, debout
Versant des larmes en pure perte.
Je me souvenais
De ces jours heureux
Où je m'amusait
Entre les fleurs bleues
De la cabane en bois
Détruite dans le sang,
Construite pour moi,
Lorsque j'étais enfant.
J'ai cherché, perdue
Parmi les défunts,
Mon père disparu
Au funeste destin
Je l'avais vu partir,
S'enfoncer dans le soir,
Promettre de revenir
Sans même trop y croire.
Apercevant son visage
Défiguré par la guerre,
In supportable image,
Mais pourtant, la dernière.
Altaïr