pat38000
Poète libéré
Août 1914, un ciel froid et livide la terre tremble
Sous les rafales de pluie et les averses de mortiers .
L'intérieur de la tranchée ressemble
A des fondrières innommables charniers...
Des arbres déchiquetés courbent devant les barricades
De loin en loin les ruines des villages
A coups d'obus et de grenades
La glaise bouleversée rend un sinistre paysage...
Les carcasses puantes des chevaux
S’amoncellent en un tas de morts-vivants
Et partout la boue, le sang éclaboussent nos tombeaux
Les rats ont envahis les dédales des partisans...
J'ai vu le soldat , le camarade fauché sous la mitraille
Par l'ennemi que l'on ne voit même pas
La faim, le froid, le sommeil et la peur me tiraille
Comme si que cette maudite guerre ne suffisait pas...
On dort debout, à genoux, accroupis contre des palissades
Ici l'existence n'a plus rien d'humain
Dans le calme éprouvant qui suit la canonnade
Je m'accorde alors une trêve... peut-être la paix sera pour demain .
Sous les rafales de pluie et les averses de mortiers .
L'intérieur de la tranchée ressemble
A des fondrières innommables charniers...
Des arbres déchiquetés courbent devant les barricades
De loin en loin les ruines des villages
A coups d'obus et de grenades
La glaise bouleversée rend un sinistre paysage...
Les carcasses puantes des chevaux
S’amoncellent en un tas de morts-vivants
Et partout la boue, le sang éclaboussent nos tombeaux
Les rats ont envahis les dédales des partisans...
J'ai vu le soldat , le camarade fauché sous la mitraille
Par l'ennemi que l'on ne voit même pas
La faim, le froid, le sommeil et la peur me tiraille
Comme si que cette maudite guerre ne suffisait pas...
On dort debout, à genoux, accroupis contre des palissades
Ici l'existence n'a plus rien d'humain
Dans le calme éprouvant qui suit la canonnade
Je m'accorde alors une trêve... peut-être la paix sera pour demain .