LA GROSSE AU SOLEIL
Elle était là, sur le sable.
Allongée de tout son long.
Elle était grosse.
Elle était vraiment moche.
Comment une laideur pareille pouvait se permettre de rester se prélasser au soleil.
Je ne supportais plus cette vue.
Elle gâchait ce beau paysage.
Je me saisis alors de ma pelle.
Je m’approchais.
Elle ne bougeait pas.
Cette grosse laideur ne devait plus vivre.
Je m’y refusais.
Je levai ma pelle.
Je frappai de toutes mes forces.
Je la coupai en deux.
Puis, je la relançai à la mer.
Vraiment, ces méduses gâchent nos plages.