janu
Maître Poète
Venue de son village, suivant son amoureux
Celui-ci l’a vendue au souteneur odieux
Qui l’a mise au trottoir et elle a fait des passes
C’est alors qu’un client l’a sortie de la nasse
Passée directement du terme de ‘catin’
A celui de ‘cocotte’ sans peur du lendemain
Son ‘monsieur’ l’emmenait voir tous les spectacles
Sa beauté la servit elle monta au pinacle
Un seul ne suffit plus à bien l’entretenir
Elle voulait de l’argent pensant à l’avenir
Désormais habillée par grande couturière
Elle pouvait pavaner jusqu’aux folies bergères
Dés qu’elle eut son auto, car l’époque le voulait
Elle eut aussi chauffeur pour ouvrir sa portière
Qui l'appelait : "madame" rêve de roturière
Il l’emmenait surtout là où elle paradait
Elle avait trop souffert, des hommes elle se méfiait
Et elle les classait tous, comme des dévergondés
Son allure de sphinx, angélique vampire
Sans en aimer un seul pour éviter le pire
Mais un jour ce chauffeur qu’elle ne regardait pas
Lui dit qu’il la quittait pour ouvrir un garage
Etonnée d’elle même, en lui payant ses gages
Elle lui prit les mains, disant : « ne t’en vas pas ! »
Et ils se sont aimés, enfin un amour vrai
Elle avait amassé plus qu’il lui en fallait
C’est dans une banlieue qu’il monta son affaire
Devenue réservée, à lui seul elle veut plaire…
Jan
Celui-ci l’a vendue au souteneur odieux
Qui l’a mise au trottoir et elle a fait des passes
C’est alors qu’un client l’a sortie de la nasse
Passée directement du terme de ‘catin’
A celui de ‘cocotte’ sans peur du lendemain
Son ‘monsieur’ l’emmenait voir tous les spectacles
Sa beauté la servit elle monta au pinacle
Un seul ne suffit plus à bien l’entretenir
Elle voulait de l’argent pensant à l’avenir
Désormais habillée par grande couturière
Elle pouvait pavaner jusqu’aux folies bergères
Dés qu’elle eut son auto, car l’époque le voulait
Elle eut aussi chauffeur pour ouvrir sa portière
Qui l'appelait : "madame" rêve de roturière
Il l’emmenait surtout là où elle paradait
Elle avait trop souffert, des hommes elle se méfiait
Et elle les classait tous, comme des dévergondés
Son allure de sphinx, angélique vampire
Sans en aimer un seul pour éviter le pire
Mais un jour ce chauffeur qu’elle ne regardait pas
Lui dit qu’il la quittait pour ouvrir un garage
Etonnée d’elle même, en lui payant ses gages
Elle lui prit les mains, disant : « ne t’en vas pas ! »
Et ils se sont aimés, enfin un amour vrai
Elle avait amassé plus qu’il lui en fallait
C’est dans une banlieue qu’il monta son affaire
Devenue réservée, à lui seul elle veut plaire…
Jan