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La Grâce des étoiles s'enfuit dans la gaze de l'aube

rivière

Maître Poète
La Grâce des étoiles s’enfuit dans la gaze de l’aube

Aujourd’hui, le ciel est bas et sombre,
les nuages passent, menaçants, gorgés de pluie,
tandis que se balancent les rosiers au gré du souffle,

au loin règne la splendeur de l’azur,
et la Grâce des étoiles qui s’enfuient dans la gaze de l’aube.
Je marche parmi la prée, parmi les champs,

parmi les forêts,
je cueille des violettes et des asphodèles
que je te remettrai bientôt à genoux, ô mon amante.

Cette nuit, dans notre maison au toit d’ardoise,
j’ai rêvé de toi, de l’astre de ta beauté,
et des flambeaux de tes seins lourds

qui se meuvent fiers et libres sous ta robe d’indienne.
Tu m’as quittée sans raison
un soir de mai alors que je venais de m’absenter,

je t’ai pleurée, je t’ai cherchée des jours,
des mois, des années durant,
je n’ai eu pour me réconforter

que les bras frais de quelques de jeunes paysannes,
tu m’as contactée voilà peu
pour m’annoncer ton retour à Paris,

depuis lors, je chemine vers toi jour et nuit.
A mon arrivée, j’embrasserai la cerise de tes lèvres,
je te prendrai par la taille,

nous rentrerons en notre logis,
je te conduirai en notre chambre,
sur notre couche,

nous reprenons nos folles étreintes,
et à genoux sur l’urne de tes hanches,
je te posséderai, et prêtresse de Sappho,

face à la cathédrale de ta Lumière,
face à la cathédrale de ta pureté,
je boirai le Saint-chrême de ta Jouissance !

Sophie Rivière
 
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