isa90
Maître Poète
La gamine a quatre ans
Avec l’innocence de ses sourires d’enfant
Entre ses boucles blondes danse le vent
Pendant qu’elle habille sa poupée calmement.
Elle a dans le regard la curiosité
De découvrir la vie, comprendre sa beauté
Elle croit que le monde restreint qui l’entoure
Ressemble à sa famille qui la protège avec amour.
La gamine a seize ans
Premiers baisers, premiers émois adolescents
Entre ses lèvres délicieusement maquillées
Elle pense que l’amour et la passion vont tout lui apporter.
Elle a dans le regard un soupçon de défi
Quand les hommes se retournent sur ses courbes arrondies
Pourtant les rêves qui peuplent ses nuits
Sont inondés de romance et frissons réunis.
La gamine a trente huit ans
Une maturité qui accentue son rôle de maman
Chaque jour, elle veille sur les siens tendrement
Rituels du soir, petit déjeuner servi généreusement.
Elle a dans le regard cette lassitude
D’avoir dû, comme d’autres, succomber aux habitudes
Et s’apercevoir, qu’avec les années passant
La raison a pris le pas sur les sentiments.
La gamine a soixante cinq ans
Elle va pouvoir apprécier la retraite, à présent
Vie enrichie de bons et mauvais passages
Elle peut, enfin, s’asseoir et profiter du paysage.
Elle a dans le regard cette assurance
Que lui ont donné toutes ces années d’expérience
Grand-mère comblée, elle peut tenter d’expliquer
Ce que la jeunesse cherche toujours à trouver.
La gamine a cent ans, la gamine n’a plus d’âge
Sa mémoire s’envole parfois avec les nuages
Ce qui fut essentiel hier dans sa vie, devient anodin
Elle n’a plus peur, elle sourit au destin.
Elle a dans le regard cet abandon
Que les sages expriment avec compassion
En paix, elle sait que maintenant l’attend l’infini
Elle va, ce soir, éteindre la dernière étincelle de cette vie.
La gamine va naître dans quelques secondes
Elle va ouvrir les yeux sur le monde
Elle a déjà dans le regard cette étrange sensation
De devoir élucider une multitude de questions.
ISABELLE
Avec l’innocence de ses sourires d’enfant
Entre ses boucles blondes danse le vent
Pendant qu’elle habille sa poupée calmement.
Elle a dans le regard la curiosité
De découvrir la vie, comprendre sa beauté
Elle croit que le monde restreint qui l’entoure
Ressemble à sa famille qui la protège avec amour.
La gamine a seize ans
Premiers baisers, premiers émois adolescents
Entre ses lèvres délicieusement maquillées
Elle pense que l’amour et la passion vont tout lui apporter.
Elle a dans le regard un soupçon de défi
Quand les hommes se retournent sur ses courbes arrondies
Pourtant les rêves qui peuplent ses nuits
Sont inondés de romance et frissons réunis.
La gamine a trente huit ans
Une maturité qui accentue son rôle de maman
Chaque jour, elle veille sur les siens tendrement
Rituels du soir, petit déjeuner servi généreusement.
Elle a dans le regard cette lassitude
D’avoir dû, comme d’autres, succomber aux habitudes
Et s’apercevoir, qu’avec les années passant
La raison a pris le pas sur les sentiments.
La gamine a soixante cinq ans
Elle va pouvoir apprécier la retraite, à présent
Vie enrichie de bons et mauvais passages
Elle peut, enfin, s’asseoir et profiter du paysage.
Elle a dans le regard cette assurance
Que lui ont donné toutes ces années d’expérience
Grand-mère comblée, elle peut tenter d’expliquer
Ce que la jeunesse cherche toujours à trouver.
La gamine a cent ans, la gamine n’a plus d’âge
Sa mémoire s’envole parfois avec les nuages
Ce qui fut essentiel hier dans sa vie, devient anodin
Elle n’a plus peur, elle sourit au destin.
Elle a dans le regard cet abandon
Que les sages expriment avec compassion
En paix, elle sait que maintenant l’attend l’infini
Elle va, ce soir, éteindre la dernière étincelle de cette vie.
La gamine va naître dans quelques secondes
Elle va ouvrir les yeux sur le monde
Elle a déjà dans le regard cette étrange sensation
De devoir élucider une multitude de questions.
ISABELLE