Un jour je marchais le long des quais.
Je regardais d’un air triste le soleil se couchait.
Je ressassais, je revoyais mon passé
Défiler le long des vagues de ma méditerrané.
Elle me renvoyait le reflet d’une jeune femme,
Dont les yeux brillaient par les larmes
Qu’elle a versé depuis qu’elle l’a connu,
Cet inconnu venu d’un monde déchu.
Tout avait bien commencé ;
L’histoire banale d’un amour partagé,
Premier regard, premier baisé,
Quelques rendez vous partagés,
Des nuits d’amour rien de particulier.
Jusqu’au jour ou la jeune fille désespérée,
S’adressa en toute innocence à sa moitié.
Partageant ses doutes, ses joies, et ses frayeurs,
Demandant une solution à ce dilemme, cette peur.
Hélas, elle ne trouva que peine et malheur.
Trahie, anéantie, aveuglée par sa souffrance,
Elle se réfugia dans la maison de son enfance.
N’osant avouer son péché, se drapant dans un silence
Pleurant sa faute, regrettant même sa naissance
Criant, pestant sa désobéissance.
Réveiller de ce long cauchemar,
Je ne voyais plus mon reflet dans ce noir
Il s’était dissipé dans ce brouillard,
Fatigué par ce difficile traquenard,
Je me reposais derrière un tas de bois,
Pour prier et réveiller ma bonne fois
Pour effacer de ma tête ces images là
Mais l’histoire ne voulait pas s’arrêter la.
Je la revoyais en blanc entourée de vert,
Dans ce brouillard, on aurait dit une fleur dans une serre
Mais non, juste un fantôme dans un hôpital de misère
Qui se bat, pour sortir de cette galère.
Elle voyait ces inconnus faire le nécessaire
Pour que son entourage, son père, sa mère
Ne découvrent jamais ce secret pervers.
Et lui dans tous cela ou est-il ?
Pourquoi a t-il détruit son existence si fragile ?
Pourquoi refuser le fruit de cette idylle ?
Est-il a ce point infâme, méchant et puéril ?
J’ouvre les yeux, je regarde autour de moi.
Le jour se lève, la fin de l’histoire est là.
Je sais que ce rêve viendra me hanter quelques fois
Mais j’ai confiance en la vie, en dieu, en moi…
Je sais qu’un jour, c’est certain,
La vie exhaussera le vœu que je fais chaque matin ;
La chance de revoir cette serre, non comme un fantôme mais comme une mère,
Non seule mais accompagnée d’un père,
Pour cet enfant que cet inconnu m’a refusé
Cette enfant que je voulais garder