fée de blé
Maître Poète
Sur l'bord de la terre
Nous étions quelques-uns
À cultiver les mots
Pour un meilleur avenir
Fallait être discret
Pour ne pas éveiller
L'odeur d'la poésie
Entre les rangs de céleri
Dans une famille de bras
L'esprit n'use pas l'outil,
du travail quotidien,
On le range au hangar
On se faisait dire
Qu'il faut trimer dur
Suer de bon coeur
Sans penser à s'nourrir
Nous, on pensait juste
À se nourrir l'âme
De la douceur du rêve
Ou des rimes du vent
Sur le bord du tracteur
Nous étions quelques-uns
À se couvrir le front
De chapeaux, de foulards
Pour ne pas que les plis
De la divergence
S'expose au grand jour
Et trahissent nos pensées
Dans une famille de bras
C'est le soleil qui plisse
Le front et l'ciboulot
C'est l'moteur à l'ouvrage
Alors, le soir, quand l'soleil dort
On sort notre encre et notre papier
Et on espère que notre engrais
Fera pousser des vers fleuris
Nous étions quelques-uns
À cultiver les mots
Pour un meilleur avenir
Fallait être discret
Pour ne pas éveiller
L'odeur d'la poésie
Entre les rangs de céleri
Dans une famille de bras
L'esprit n'use pas l'outil,
du travail quotidien,
On le range au hangar
On se faisait dire
Qu'il faut trimer dur
Suer de bon coeur
Sans penser à s'nourrir
Nous, on pensait juste
À se nourrir l'âme
De la douceur du rêve
Ou des rimes du vent
Sur le bord du tracteur
Nous étions quelques-uns
À se couvrir le front
De chapeaux, de foulards
Pour ne pas que les plis
De la divergence
S'expose au grand jour
Et trahissent nos pensées
Dans une famille de bras
C'est le soleil qui plisse
Le front et l'ciboulot
C'est l'moteur à l'ouvrage
Alors, le soir, quand l'soleil dort
On sort notre encre et notre papier
Et on espère que notre engrais
Fera pousser des vers fleuris