Un homme adorait follement une femme virtuelle ; Il la trouvait mignonne , raffinée et très belle Qui écrivait d’un style fort impressionnant. Il était plus fou que tous les amants. Cet Homme donc, par prières, par larmes, Par envoûtements et par charmes, Fait énormément qu’il décroche du destin Que son trésor en un beau matin Devient femme réelle , et palpable entre ses mains, Maître virtuel en fait sa moitié. Le voilà fou d’amour à l’extrémité, D’inaccoutumé qu’il était d’amitié. Jamais la Dame la plus belle Ne charma tant son petit ami Djamel Il l’adule, elle le flatte au réel ; Il n’y découvre plus rien de virtuelle, Et poussant la gaffe jusqu’au bout, La croit physique en tout et partout.