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LA FAUCHEUSE

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion prose16
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prose16

Maître Poète
LA FAUCHEUSE


Sous la lumière tamisée des bougies

Murmure un souffle de vie,
Susurre un râle d'agonie,
Dans la pénombre, la Faucheuse sourit.
Elle jubile de voir le visage blême,

Cette parodie de survie est un blasphème,
Elle se distille patiemment dans ce corps,
Elle triomphera bientôt, Elle, la Mort !
Elle regarde les yeux lentement se voiler,

Ultime mot s'échappant de la bouche crispée,
Un dernier tremblement, puis la blanche sérénité...
Elle a gagné, sa Victoire elle a fêté.



Composé le 24 avril 2015
Jacqueline/prose16



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si bien écrit que j'en ai des frissons partout dans le corps (brrrrrrr) bravos amitiés
 
Une superbe description de cette grande faucheuse. Des vers fantastiques que j'ai apprécié lire. Une musicalité sombre qui fait froid dans le dos mais très bien conté. Un grand merci pour ton petit cadeau qui m'a touché. Amicalement.
 
Mmmh le souffle d'amusement de cette irrévocable amie ... Ah ! Indomptable comtesse de la mort !
Fabuleux, je me suis régalée de tes vers mortifiants
 
Elle est toujours là tapie en attendant son heure
joli récit pour la forme, le fond est quand à lui glacial
merci pour cette lecture
 
Des sueurs froides m'ont transperçé,Jacqueline.En même temps c'est vite arrivé aussi soyons fort...gants de boxe obligent.Bisous ma Jacq's
 
" la vie est une aventure dont on sort pas vivant"... C'est vrai que le dernier Duel, c'est elle, la Mort la grande gagnante ;
Tu nous offres là une nouvelle corde à ton arc poétique, dans ce style sombre. Bravo pour l'exercice d'écriture.
bisous. Marie-Ange
 
Brrr ! j'entends comme des bruits d'échafaud car cela me fait penser au "chant d'automne" de Baudelaire :

"J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.

Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ."

Sombre aussi et écrit avec quel talent
Bise amicale
 
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