MaatTyshe
Poète libéré
Assis, là face au vide, j’observe l’océan,
Dont les rouleaux furieux accrochent la falaise,
Et je sens ton odeur se mêler au grand vent,
Morcelant mon malaise.
Doucement, lentement, je sens, il monte en moi,
Du gouffre de la mer un froid tellement froid,
Que vient l’appel du vide : que ferais-je à l’attendre ?
Qu’il m’emporte avec lui, que je coule sans toi,
Qu’il me pousse des ailes, que tu prennes mes doigts,
Et là, que nous plongions, sans un mot : fuir, descendre…
Ou bien me raccrocher à tous nos souvenirs,
Qui me retiennent là, comme une pierre à fendre,
Puis faire le grand saut, dans tes bras m’assoupir ?
Dont les rouleaux furieux accrochent la falaise,
Et je sens ton odeur se mêler au grand vent,
Morcelant mon malaise.
Doucement, lentement, je sens, il monte en moi,
Du gouffre de la mer un froid tellement froid,
Que vient l’appel du vide : que ferais-je à l’attendre ?
Qu’il m’emporte avec lui, que je coule sans toi,
Qu’il me pousse des ailes, que tu prennes mes doigts,
Et là, que nous plongions, sans un mot : fuir, descendre…
Ou bien me raccrocher à tous nos souvenirs,
Qui me retiennent là, comme une pierre à fendre,
Puis faire le grand saut, dans tes bras m’assoupir ?