Draknar
Nouveau poète
Hier, j’ai croisé près d’un étang un jeune homme et un vieillard jacassant
Le premier se marrait de son second et s’en moquait bien ardemment,
Car celui-ci ne possédait qu’un vase tout troué et maintes fois rapiécé
Et ne rapportait donc que très peu d’eau à sa maisonnée éloignée
« Mais à quoi bon te sert-il d’en rapporter autant de toute manière? »
Demanda celui dont le bocal n’était guère mieux qu’une panière
« Et bien pour arroser mes tulipes, mes roses et mes hellébores »
Répondit le gamin non peu fier de son pot bien rempli au ras-bord
Ce dernier tout abasourdi, à l’ainé, tentait de faire voir la raison
« Le chemin jusqu’à la source n’est pas exempt de nombreux valons
Il est difficile, aride et prend considérablement de temps à parcourir
Alors, pourquoi agir de la sorte et laisser tout ton voyage ainsi fuir? »
« Et bien vois-tu, ce parcours que tu trouves si ardu et laborieux
M’est plutôt une balade que j’apprécie », dit l’autre d’un ton sérieux
« Ce récipient me permet de rapporter juste la bonne quantité d’eau
Et pour le surplus, rajouta l’ancien, je le laisse ruisseler à petit flot. »
« N’as-tu donc le moindre parterre à entretenir, lorsqu’arrivé chez toi,
Le moindre arbrisseau à abreuver? » fit le jeune en demeurant courtois
« Ce jardin dont tu parles, je l’ai semé le long de ma route par jours de pluie
Et prenant ma marche, je l’arrose de mon panier percé, chaque jour depuis. »
Réalisant que le sentier du vieil homme était parsemé de jolies fleurs
Le cadet se rendit bien à l’évidence qu’il avait eu tort d’être railleur
C’est là que je vis le regard de celui au sceau bien chargé changer
Réalisant qu’il avait porté une idée préconçue sur cette cagnotte perforée
Il comprenait désormais l’erreur de jugement, portée faute d’ignorance,
Car trop souvent nous n’assoyons notre conception que sur l’apparence.
Le premier se marrait de son second et s’en moquait bien ardemment,
Car celui-ci ne possédait qu’un vase tout troué et maintes fois rapiécé
Et ne rapportait donc que très peu d’eau à sa maisonnée éloignée
« Mais à quoi bon te sert-il d’en rapporter autant de toute manière? »
Demanda celui dont le bocal n’était guère mieux qu’une panière
« Et bien pour arroser mes tulipes, mes roses et mes hellébores »
Répondit le gamin non peu fier de son pot bien rempli au ras-bord
Ce dernier tout abasourdi, à l’ainé, tentait de faire voir la raison
« Le chemin jusqu’à la source n’est pas exempt de nombreux valons
Il est difficile, aride et prend considérablement de temps à parcourir
Alors, pourquoi agir de la sorte et laisser tout ton voyage ainsi fuir? »
« Et bien vois-tu, ce parcours que tu trouves si ardu et laborieux
M’est plutôt une balade que j’apprécie », dit l’autre d’un ton sérieux
« Ce récipient me permet de rapporter juste la bonne quantité d’eau
Et pour le surplus, rajouta l’ancien, je le laisse ruisseler à petit flot. »
« N’as-tu donc le moindre parterre à entretenir, lorsqu’arrivé chez toi,
Le moindre arbrisseau à abreuver? » fit le jeune en demeurant courtois
« Ce jardin dont tu parles, je l’ai semé le long de ma route par jours de pluie
Et prenant ma marche, je l’arrose de mon panier percé, chaque jour depuis. »
Réalisant que le sentier du vieil homme était parsemé de jolies fleurs
Le cadet se rendit bien à l’évidence qu’il avait eu tort d’être railleur
C’est là que je vis le regard de celui au sceau bien chargé changer
Réalisant qu’il avait porté une idée préconçue sur cette cagnotte perforée
Il comprenait désormais l’erreur de jugement, portée faute d’ignorance,
Car trop souvent nous n’assoyons notre conception que sur l’apparence.