isa90
Maître Poète
La déesse endormie
Prisonnière d’un monde rempli de préjugés
Enchainée par la société de consommation
Qui vous ronge les neurones à la télévision,
J’essaie, en pensée, yeux fermés, de m’évader…
Projetée dans les cieux, mon esprit rejoint le divin
Là, où mon corps, drapé de soieries et de velours
Accoste enfin jusqu’ à la porte interdite de l’amour
Inondée par l’odeur de souffre du dieu Vulcain..
Force surhumaine, fils de Junon et du grand Jupiter
Maudit et rejeté à cause de son apparence difforme
Tu vis ta détresse, au fond de ta forge dans un uniforme
De cuir, de métal et de viriles senteurs douces amers.
Maitre du feu, de la lave en fusion, tu contrôles l’Etna
Offrant la beauté du magma embrasé dans un ciel noirci
Où les grondements de la terre et tes soupirs d’homme meurtri
Se mêlent inlassablement à la splendeur du volcan qui rougeoie.
Déesse endormie, je subis l’injuste loi des hommes
Qui ne voit que le superficiel, les strass d’un aspect extérieur
Et toi, sous les coups de marteau, où perle la sueur du labeur
Tu marques toute l’eternité du temps comme un métronome.
Je veux me libérer pour toujours de cette beauté charnelle
Mensonge superficiel qui asphyxie la lumière de mon esprit
Avec amour et compassion Vulcain je t’en prie
Donne à nos âmes sœurs la première étincelle….
L’étincelle qui illuminera nos vies d’humbles mortels
Faites de sensations étranges, de sentiments et d’erreurs
Ensemble nous trouverons le chemin qui mène au bonheur
Avant de rejoindre le monde mystérieux des âmes éternelles.
Dans l’antre volcanique, cachés des hommes, aujourd’hui, nous savons
Que depuis la nuit des temps, la musique de l’amour résonne
S’amplifie, incendie, irradie l’univers et simplement le façonne…
Dans la fournaise de l’infini, sur l’enclume de ce dieu ….devenu forgeron